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❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 22 Mar - 14:13



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

La journée était enfin terminée. Enfin ! Halden pouvait finalement respirer. Du moins, c'était plus une façon de parler plus qu'autre chose... Certes, la journée était terminée, mais la soirée ne faisait que commencer en ce qui le concernait. Il n'avait que très peu de temps pour se préparer pour être fin prêt pour rejoindre son ami à l'endroit où il lui avait donné rendez-vous plus tôt dans la journée. Il l'avait invité sur un coup de tête en fait... En le croisant dans le corridor, la mine toujours aussi boudeuse, Halden n'avait pas réussit a résister à l'envie et l'avait aborder. Se fut donc en étant adossé sur la case voisine du brunet qu'Halden avait fait sa demande...

Filant à toute allure vers sa chambre pour se préparer pour cette soirée, Halden se surprit à se demander depuis quand il n'avait pas fait une sortie avec son cher Dorian Mayne ? Trop longtemps ! Ce dit-il en entrant en trompe dans la pièce qui lui était exclusivement réservé. En refermant la porte derrière lui, il réalisa qu'il venait d'utiliser l'adjectif « son » en pensant à lui... Une surprise ? Non, pas vraiment... Un simple soupir et un rapide hochement d'épaule furent sa simple réaction vis-à-vis cette pensée possessive. Il n'avait pas de temps à perdre avec ce genre d'ânerie, il devait être parti dans les trente prochaines minutes pour ne pas être en retard.

Halden enfila donc un nouveau jean, son chandail blanc préféré et une veste noire pour ne pas avoir trop froid en soirée et quitta sa chambre aussi prestement qu'il y était entré précédemment. Écouteur sur la tête, il traversa les couloirs et les salles de l'académie sans accorder la moindre attention ni même saluée les quelques personnes qui lui réclamèrent un bref instant de son temps. Non. Non. Non. Il n'avait pas le temps puisqu'il n'avait pas le droit d'être en retard. Dorian pourrait bien se venter d'avoir autant d'attention de sa part...

Quittant l'enceinte de l'établissement scolaire, Halden prit aussitôt un taxi, histoire de gagner du temps et d'arriver en avance. Si, au départ, il pensa que c'était une bonne idée, il le regretta légèrement lorsqu'il arriva carrément quarante-cinq minutes d'avance... Ah... La vache... Maugréa-t-il intérieurement en se grattant l'arrière de la tête. Il regarda autour de lui, voir s'il pouvait faire quelque chose d'intéressant pour passer le temps. Malheureusement, rien n'attira considérablement son attention outre ce banc en boit près des glissades. N'ayant pas vraiment d'autre choix pour le moment, il alla s'asseoir là-bas et... Attendit l'arriver de son Dolly.

« J'aurais peut-être dû inviter Karen aussi... » dit-il tout bas en se grattant le coin de la bouche.

Cette dernière allait probablement lui en vouloir d'être sortie sans elle, mais bon... Halden n'allait pas s'en plaindre puisqu'il allait être avec Dorian.


Dernière édition par Halden Sullyvane le Dim 29 Mar - 20:17, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 29 Mar - 8:50

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Dorian avait accepté.
Certainement sur un coup de tête. D’ordinaire, Dorian n’aime pas sortir en soirée. Il a du mal à s’intégrer dans les groupes et se retrouve souvent seul dans son coin avec son pauvre verre de jus de fruit. Minable. Alors, en général, Dorian refuse de sortir le soir. De toute façon, il n’a pas souvent d’invitation. Malheureux.
Mais lorsque Halden lui proposa, il accepta. Peut-être était-ce la seule chose que Dorian ait trouvé pour qu’il s’en aille. Ou peut-être voulait-il simplement ne pas le blesser. Qui sait ? En tout cas, après la demande de l’irlandais, on avait pu voir Dorian sourire et presque rougir. Rougir ? Vraiment ?
En réalité, il était heureux que Halden l’ait invité ce soir-là. Il ne s’y attendait pas et avait été très agréablement surpris. Si bien qu’il n’avait pensé à rien d’autre du reste de la journée.

Son euphorie disparut pourtant bien vite lorsque, le soir venu, les doutes s’installèrent dans son esprit. Une fois dans sa chambre et face à son armoire bourrée de vêtements peu variés, Dorian fut confronté à ce terrible problème qu’est le choix de sa tenue. Comment s’habiller correctement sans avoir l’air coincé ou négligé ? Après mure réflexion, il choisit finalement une tenue simple qui ne changeait pas de ses habitudes, se disant que le principal en soirée était de se sentir bien dans ses pompes. Et ses vêtements habituels le mettaient à l’aise. Peut-être cela allait-il l’aider à déstresser. Une longue réflexion inutile, en somme.

Il avait fini par penser à autre chose. Du moins, il avait essayé. Dorian s'était posé à son bureau avec ses devoirs et son ordinateur, persuadé que se mettre à travailler allait lui faire penser à autre chose. Mais, alors que l'histoire de la tenue était loin derrière lui, l'anglais se retrouva tourmenté par tout autre chose. Karen. A coup sûr, Halden ne s'était pas contenté d'une seule personne pour cette soirée et s'il avait proposé cette sortie à d'autres, Karen était forcément de la partie.
Dorian n'avait rien contre Karen Leroy. Elle n'avait jamais été désagréable avec lui et il doutait même qu'elle ne soupçonne son existence. La seule chose qui pouvait le déranger était le fait qu'elle soit toujours collée à Halden. Dorian n'aimait pas ça.


Lui qui avait misé sur le fait d'arriver en avance et avoir un peu de temps pour remettre ses idées en place... C'est toujours mieux d'arriver en avance à un rendez-vous. Ça donne une bonne image de soit et ça évite, quand il s'agit d'un groupe, de devoir saluer tout le monde un par un. Connaissant Halden, Dorian avait alors pensé - et espérer - arriver le premier. Mais visiblement, il le connaissait bien mal. Dorian était venu à pieds et était parti tôt mais n'avait pas croisé Halden sur la route. Ce dernier avait donc dû se rendre sur le lieu de rendez-vous par un autre moyen que ses jambes.
En voyant l'irlandais facilement reconnaissable devant le bar, Dorian serra les dents et, nerveux, tira sur sa veste. Mais il se calma bien vite en se rapprochant afin de ne rien laisser paraître. Quoi de plus ridicule que d'arriver rougit, le cœur qui part en freestyle et couvert de sueur pour avoir paniqué.

« Salut. »

Ne sachant vraiment que faire lorsqu'il arriva devant lui, Dorian se contenta d'un simple "salut" sorti sans réfléchir, les mains dans les poches. Au moins, sa voix ne tremblait pas. Il avait l'air normal.


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:02, édité 3 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 29 Mar - 11:33



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Plus il pensait à cette soirée et plus une partie de lui se disait qu'il allait se le faire dire par Karen... Halden soupira de découragement. Quelques fois, comment en cet instant, il se demandait réellement pourquoi il était ami avec une fille comme elle. On n'allait pas se le cacher, Karen pouvait être vraiment vache... Et dieu seul sait à quel point elle pouvait lui taper sur les nerfs, surtout lorsqu'il composait. Parler. Parler. Parler. Parler. Demander son avis. Elle ne savait faire que ça et dans ses moments-là... Halden venait véritablement désagréable. Un peu moins de bavardage et elle serait quasi parfaite, pensa le blondinet en fourrant ses mains dans ses poches. Finalement, lorsqu'il y pensait bien, l'unique raison qui faisait en sorte qu'ils étaient quand même de bon ami était qu'elle était de loin l'une des seuls capables de le suivre toute une nuit dans une tournée des bars.

Ouin, mais pas aujourd'hui... Non. Aujourd'hui, il voulait être seul avec son Dolly, qu'il n'avait pas vu depuis trop longtemps. Sa mine à la fois boudeuse et timide le faisait littéralement craquer et le blondinet savait déjà qu'il serait incapable de lui refuser quoi que se soit. En temps normal, il aurait pris ses jambes à son cou et aurait disparut de la vie de l'élève de première année, mais pas avec Dorian Mayne. Le délaisser ? Non. Il en était incapable. Lamentable ? Oui... Peut-être un peu, oui.

Quoi qu'il en soit, ses réflexions plus bêtes les unes que les autres s'évaporèrent assez vite lorsqu'une paire de basket apparut dans son champ de vision. Malgré la musique qui jouait à tue-tête dans ses écouteurs, il reconnut aisément la voix de son Dolly adoré. En fait, il réalisa soudainement qu'il la reconnaîtrait n'importe où et n'importe quand, même dans un concert rock.

« Dolly ! J’étais justement en train de me demander si je t’avais donné les bonnes explications cet après-midi. Tu n’as pas eu trop de m… »

Halden ne termina pas sa phrase, quelque chose attira son attention. Non. Un groupe attira son attention... D'un mouvement vif, le blondinet enleva ses écouteurs de sa tête et agrippa le bras de son Dolly afin de le tirer vers les buissons les plus proches où il le poussa quasiment avant d'aller le rejoindre. Non. Non. Non. Il était hors de question que la bande de Jadhen se joint à eux... Aujourd'hui, au risque de se le répéter encore une fois, il voulait être seul avec son Dolly. D'ailleurs, il ne se gêna pas pour glisser sa main dans la sienne pour l'insister à le suivre de nouveau et ainsi, contourner les buissons.

« On va attendre qu'ils partent, d'accord ? Je n'ai pas envie de passer du temps avec eux moi et ce ne sont pas des types que tu aimeras alors... Et bon, j'avais prévu qu'on soit seul ce soir. De sa main libre, Halden se gratta le coin de la bouche, légèrement gêner de ce qu'il venait inconsciemment d'avouer. D'ailleurs, veux-tu aller manger quelque part avant ? Tu dois avoir fait, non ? »


Dernière édition par Halden Sullyvane le Dim 29 Mar - 20:18, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 29 Mar - 13:48

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
« Dolly ! »

Dolly. Pourquoi Halden s'obstinait-il à l'appeler par ce petit surnom ridicule ? Que pouvait-il bien y avoir de compliqué dans son prénom pour qu'il n'arrive pas à le prononcer correctement ? Dorian, c'est simple. Halden, c'est compliqué. C'est plutôt lui qui devrait porter un surnom débile. Mais Dorian n'avait jamais rien trouvé. Et quand bien même, il n'oserait jamais l'appeler par un surnom débile. Il n'a même pas osé le reprendre lorsque l'irlandais l'avait appelé Dolly pour la première fois. Il avait été surpris. Oui, c'est ça. Trop surpris pour avoir le temps de répliquer. Depuis, Halden est la seule personne à appeler Dorian de la sorte.

« J’étais justement en train de me demander si je t’avais donné les bonnes explications cet après-midi. Tu n’as pas eu trop de m… »

Trop de ? Pas le temps de lui demander de finir sa phrase que Dorian sentit presque son bras se faire arracher et tirer dans les buissons. Les buissons. Sérieusement ? Si Dorian avait eu la force de hurler pour engueuler le pauvre Halden, il l'aurait fait. Mais comment aurait-il pu crier alors qu'il avait à peine eu la force de sortir un misérable "salut" ? Il tenta cependant d'ouvrir la bouche pour lui demander des explications, mais fut stoppé dans son élan et aucun son ne passa ses lèvres.
Sa main. Halden venait de lui attraper la main. Dorian referma vite la bouche, évitant de passer pour un idiot la bouche ouverte, malgré le Error 404 de l'autre côté de son front. Sa main se crispa, resserrant malgré lui ses doigts sur la main du goujat.

En suivant son regard, Dorian vit un groupe qui, d'après lui, semblait peu fréquentable. Des amis de Halden, certainement. Enfin, peut-être pas si "amis" que ça, si ce dernier cherchait à les éviter en se cachant minablement dans des buissons qui, il en était sûr, avait réussi à arracher le pantalon de Dorian. Ces gens ne lui disaient rien. Du moins, il n'arrivait pas à mettre des noms sur leur visage. Et cette main qui tenait la sienne ne l'aidait franchement pas à réfléchir !

« ... D'ailleurs, veux-tu aller manger quelque part avant ? Tu dois avoir faim, non ? »

Quoi ? Oups. Dorian avait oublié d'écouter ce que l'irlandais lui disait. Il tourna la tête vers lui et croisa son regard, ce qui ne manqua pas de faire sauter le cœur de l'adolescent dans sa poitrine. Faim ? Manger ? Avec tout ça, il n'avait pas très faim, non. Il avait l'impression de ne jamais plus pouvoir avaler quelque chose de toute sa vie.

« Oui. »

Imbécile ! "Oui" est le seul mot qui avait pu sortir de sa bouche à ce moment là. Mais il n'avait pas faim ! Son estomac était si torturé qu'il aurait des haut-le-cœur à chaque bouchée. Élégant.

« Non, enfin... J'ai mangé avant de venir. »

Pas sûr que ce soit une très bonne manière de se rattraper en déclinant l'offre poliment. Il regretta presque aussitôt ses mots et ses doigts se resserrèrent à nouveau sur la main de Halden, comme si son inconscient voulait que Dorian se fasse pardonner. Ce qui agaça l'anglais encore plus. Son agacement le poussa alors à faire quelque chose qu'il regrettera certainement toute sa vie ; Dorian dégagea sa main.

« Mais on peut aller manger si tu as faim... »


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:05, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 29 Mar - 21:10



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Encore une fois, il se surprit lui-même en réalisant qu'il accepterait d'aller n'importe où avec lui, même dans un restaurant qu'il n'aimait pas. Il s'en fichait royalement, en fait. Si son Dolly était alaise, Halden était tout simplement heureux. Intérieurement, un petit lui-même miniature hocha vivement la tête. Bon sang ! Depuis quand pensait-il ainsi ? Depuis quand se préoccupait-il de quelqu'un ? Depuis quand portait-il autant d'attention au bienêtre d'une personne ? Karen était une bonne amie et pourtant, le blondinet n'avait pas en mémoire de s'être montré si délicat et agréable avec elle. Décidément, Dorian allait pouvoir se vanter de plus d'une chose...

Lorsqu'un faible « Oui. » Franchis, les lèvres de son ami, intérieurement, Halden commença à stresser. Honnêtement, il n'avait pas très faim. Une première. Non. Pas vraiment. Il n'avait juste pas l'habitude de manger avant de sortir pour une tournée dans les bars de la ville, même si cela était chaudement recommandé. Halden préférait de loin aller manger après avoir fait le tour des bars ayant eu le malheur -ou le bonheur- de croiser son regard...

« Non, enfin... J'ai mangé avant de venir. »

Ah oui ? Pensa aussitôt Halden. Quelque peu déboussolé par ce changement de décision précaire, le blondinet se gratta l'arrière de la tête de sa main libre en ne sachant visiblement plus quoi penser. Il espérait seulement qu'il ne venait pas de décliner son offre par peur de l'ennuyer... Parce que, bien franchement, même s'il ne le disait pas, être en sa compagnie était tout sauf ennuyant. Pourquoi l'aurait-il invité s'il le trouvait si... Emmerdant ?
Une question qu'il n'eut pas le temps d'approfondir puisque Dorian resserra sa main. Halden sursauta presque lorsque son propre cœur fit un bond dans sa poitrine. D'instinct, il fit de même. Quand bien même d'autres trouveraient ce rapprochement déplacé, inacceptable ou impensable, Halden, lui, l'appréciait grandement. Il aimait son contact et plus que tout, il aimait le visage de Dorian. C'est pourquoi il n'apprécia pas spécialement qu'il se dégage...

« Excuse-moi, je ne le ferais plus. » Dit-il sèchement en se relevant.

D'un geste quasi-machinal, Halden fourra de nouveau ses mains dans les poches de son pantalon et observa attentivement les alentours. Heureusement pour lui, la bande de Jadhen ne les avait pas repérés.

« Donc, on y va ? Puisque personne n’a vraiment faim, on peut y aller ? Le bar que je te parlais est a quelques rues au Sud. »
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Lun 30 Mar - 14:20

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Jamais Dorian ne s'était senti aussi mal. Presque immédiatement après avoir dégagé sa main, il se mordit la langue, regrettant amèrement son geste. Et il le regretta encore plus lorsque Halden se releva en lui disant aussi froidement qu'une porte de frigo qu'il ne recommencerait plus. Idiot ! C'était tout ce qu'il attendait, justement ! Que tu la reprenne pour qu'il oublie et qu'il arrête de culpabiliser ! Assurément, il regrettera son geste toute sa vie.

Dorian se releva donc à son tour en frottant ses vêtements pour enlever la poussière imaginaire de son pantalon. Il regarda bien son pantalon sous toutes les coutures pour vérifier que rien n'avait été arraché par ces foutus buissons... Rien. Ouf. Au moins, il n'aura pas l'air ridicule pendant toute la soirée et, surtout, il n'aura pas à s'improviser couturière pour rattraper ça.

Il acquiéça à la proposition plus qu'idéale de Halden et le suivit. D'abord un peu en arrière, il accéléra ensuite la marche pour ne pas avoir l'air à la traîne et marcher à côté de l'irlandais en le maudissant silencieusement d'être aussi grand. Non parce que, à côté de Halden qui avoisine les deux mètres, Dorian est ridicule. Il n'est pourtant pas petit, plutôt de taille moyenne (quoique, les jeunes de maintenant sont de plus en plus grand et le mètre soixante-dix ne suffit plus pour un homme), mais il ne cessait de se "rassurer" en se disant qu'il était encore loin d'avoir achevé sa croissance.

Halden avait les mains dans les poches. Ce qui, en langage du corps, est plutôt mauvais. Et cela ne manqua pas de faire serrer les dents au pauvre Dorian qui s'en voulait plus que jamais et qui, s'il avait pu, n'aurait pas hésité à hurler. L'anglais regardait ses pieds en marchant, glissant quant à lui ses mains dans les poches de sa veste, avant de relever la tête et la tourner de l'autre côté pour se changer les idées et oublier cet instant plus que gênant.

Ils croisaient des groupes de jeunes de l'autre côté de la rue, canettes et cigarettes à la main et parfois déjà bien éméchés alors que la soirée venait de commencer. Dorian espérait alors ne pas se retrouver dans un sale état à la fin de la soirée. Et il espérait encore plus ne pas voir Halden dans un sale état. Parce que supporter une personne ivre et se faire vomir dessus, ce n'était pas franchement quelque chose qu'il aimait. Enfin, il espérait ne pas retrouver cette Karen ou tout autre groupe connu de l'irlandais avec qui il serait obligé de passer la soirée. Puis Dorian réalisa que, si Halden avait tenté d'échapper à cette bande en sautant dans les buissons, peut-être était-ce parce qu'il ne voulait justement pas être avec quelqu'un d'autre que lui. Son coeur s'emballa à cette pensée que l'anglais s'empressa de chasser tant elle lui semblait débile et improbable, franchement pas le genre de Halden.

« Il n'y aura personne d'autre avec nous ? a-t-il alors demandé, en retournant la tête vers Halden. »

Dorian voulait juste être sûr. Mais il avait comme l'impression qu'il connaissait déjà la réponse.


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:05, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Lun 30 Mar - 16:07



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Bien franchement, il ne savait plus trop s’il avait envie d’aller dans un bar. Même s’il ne devait certainement pas le laisser paraitre, Halden se sentait mal… Vraiment mal. Intérieurement, il s’en voulait d’avoir agit sur un coup de tête. Il n’avait pas réfléchit. Halden avait brusqué son Dorian et cela, il ne se le pardonnait pas. Il pensa s’excuser plus convenablement, lui dire qu’il se sentait mal de l’avoir mit mal alaise de la sorte, qu’il n’avait pas de mauvaise intention le concernant, mais aucun mot de franchit ses lèvres. Le silence fut sa seule réponse.

Du coin de l’oeil, car il était incapable de ne pas veiller sur lui lorsqu’il était près, Halden le regarda frotter son pantalon. Le blondinet ne pu s’empêcher de sourire légèrement. Où voit-il de la saleté ? Pensa-t-il en se retournant pour ne pas qu’il le voit. Déjà qu’il savait pertinemment que Dorian ne devait pas être alaise en sa présence, il n’avait pas envie qu’il croit qu’il riait de lui. Seigneur. Tout sauf ça ! Honnêtement, si l’anglais commençait à le détester ou à s’éloigner… Merde. Halden secoua vivement la tête. Il préférait ne pas imaginer ce qui se passerait… Bien franchement, le blondinet redoutait déjà sa propre réaction. S’il était incapable de voir son Dolly en peine, ne pas le voir du tout était une chose qui l’effrayait littéralement.

Intérieurement, parce qu’il ne voulait tout de même pas envenimer la situation, Halden commença à faire les cents pas dans sa tête. Puis, inconsciemment, il commença véritablement à marcher. Lorsqu’il remarqua que Dorian le suivait, bien qu’un peu à la traine selon lui, il prit la direction du bar sans même porter une attention au panneau indicateur. Il connaissait le chemin. Après tout, il fréquentait régulièrement l’endroit. Ne pas connaître le moyen de s’y rendre aurait été étrange, non ? Quoi qu’il en soit…

En arrivant devant l’établissement, le blondinet soupira légèrement en regardant les gens déjà présent. Il n’avait pas foule, mais quand même… Halden aurait préféré qu’il aille moins de monde. Pas pour lui -honnêtement, lui, il s’en fichait royalement !- mais plus pour Dorian. M’enfin… Il me le dira certainement s’il veut partir. Pensa Halden en se dirigea vers la fin de la file.

Les mains toujours dans les poches, il regarda autour d’eux afin de s’assurer qu’il n’avait pas d’emmerdeur à proximité, car le comble du comble aurait été que quelqu’un vienne bousculer Dorian alors qu’ils attendaient tranquillement dans la file d’attente, lorsqu’il entendit la voix de ce dernier l’interpeler.

« Il n'y aura personne d'autre avec nous ? »

Légèrement surprit, il ne fit que tourner la tête pour le regarder du coin de l’oeil. Était-ce une plaisanterie ou ignorait-il sincèrement la réponse ? Lorsqu’il remarqua son expression, Halden comprit qu’il ignorait réellement la réponse. Bon sang. Il pouvait être si adorable lorsqu’il le voulait… Halden ne s’étonna pas d’être tomber sous son charme.

« Je t’ai déjà répondu, Dolly… » Dit-il simplement.

Malgré le manque total de compréhension qu’Halden pouvait faire preuve de temps en temps, il remarqua bien assez vite que sa réponse n’était pas suffisante et, en y repensant, il réalisa qu’il ne lui avait carrément pas répondu. Cette fois, un petit rire amusé franchit ses lèvres. Et donc, d’un geste ample, il passa sa main derrière Dorian pour le presser légèrement au niveau du dos afin qu’il passe devant lui. Puis, il se pencha à son oreille afin d’éviter qu’un nez fouineur ne l’entende.  

« Je ne voulais être avec personne d’autre que toi ce soir alors non, il n’aura pas d’autre personne avec nous… Est-ce un problème pour toi ? » Murmura-t-il.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Lun 30 Mar - 18:02

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Ce fut alors un enchaînement de petits détails pourtant à la si grande ampleur qui troubla le pauvre Dorian.
D'abord, ce petit rire. Dorian avait horreur qu'on lui rit au nez. Même si l'on ne riait pas de lui, s'il ne connaissait pas la raison de cette hilarité, il le prennait pour lui et tournait son nez. Mais le rire de Halden le fit simplement rougir. Comme si toute la colère et la frustration qui l'aurait d'ordinaire pris d'assaut se précipitait vers ses joues en de simples rougeurs. Des rougeurs qu'il se hâta d'ailleurs de dissimuler en tournant la tête de sorte à ce que l'obscurité joue son rôle.
Ensuite, la main de Halden dans son dos, le poussant légèrement en avant. Au faible contact de sa main, un frisson parcouru son échine et le fit écarquiller les yeux. Il n'avait certainement jamais eu le visage aussi rouge.
Et enfin, sans même qu'il ait eu le temps de se retourner et de se dégager de cette main et faire comprendre à son propriétaire qu'il n'aimait pas ça, Dorian sentit le souffle de l'irlandais près de son oreille et fut contraint d'entendre ce qu'il avait omis d'écouter dans les buissons.

Il était persuadé que Halden l'avait fait exprès. Lui murmurer ce genre de choses alors que son coeur était à deux doigts de se laisser pousser des ailes pour s'enfuir. Halden l'avait forcément vu rougir. Il avait forcément compris que Dorian était gêné et dans tous ses états. Néanmoins, l'anglais garda encore une fois tout ça pour lui et se contenta de hocher la tête pour répondre à la question de l'irlandais (bien qu'il soit curieux de connaître la raison de cette soudaine) avant d'avancer dans la file.

En entrant dans l'endroit, Dorian se souvint pourquoi il n'allait pas beaucoup dans ce genre de soirées. La luminosité était plutôt basse, l'odeur d'alcool était omniprésente, la musique était trop forte et les gens parlaient par dessus ce brouhaha en se marchant les uns sur les autres entre le bar et une piste de danse improvisée. Peut-être n'avait-il simplement pas l'habitude. Mais il se fichait de l'endroit dans lequel il était. Tout ce qui comptait, c'était qu'il était avec Halden. Seuls. Sans Karen et toute la clic pour l'écarter de son Halden.

« J'ai soif. pensa-t-il à voix haute après s'être remis de ses émotions. »

Oui, il avait soif. Cette fois, il ne mentait pas et ne s'était pas trompé de mot. Ces bouffées de chaleur et l'atmosphère close de cet endroit lui avait bien donné soif et il aurait, à ce moment-là, fait n'importe quoi pour quelques gorgées d'une quelconque boisson. C'est alors tout naturellement qu'il se dirigea vers le bar, se surprenant lui-même, sans même vérifier que Halden le suivait. Évidemment qu'il le suivait. Dorian en était sûr et n'avait même pas besoin de se retourner pour vérifier. Et cela semblait beaucoup lui plaire. Mais il n'a alors pas su quel raffraîchissement choisir et s'est donc contenté de prendre la même chose que Halden, se demandant tout de même si c'était une bonne idée.

« Je peux savoir pourquoi tu ne voulais être qu'avec moi ? »

Dorian avait pris son courage à deux mains pour poser sa question à un moment de blanc. Cependant, et alors que son visage gardait son air neutre et quasiment inexpressif habituel, l'anglais se hâta de porter son verre à ses lèvres. Il s'était rendu compte que sa voix avait tremblé à la fin de sa phrase et avait failli vers les aiguës en réalisant qu'il avait peur de la réponse à sa question. Il toussa un peu et bu quelques gorgées en fronçant légèrement les sourcils. Dorian regrettait maintenant d'avoir ouvert la bouche à ce moment. Ce qui, ma foi, fait déjà beaucoup de regrets en ce début de soirée.


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:06, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Lun 30 Mar - 19:57



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Halden regretta aussitôt son geste. Il n'aurait jamais dû faire ça... Se rapprocher ainsi de lui... Seigneur. Était-ce toujours aussi douloureux ? Halden n'avait pas en mémoire d'avoir déjà autant souffert de la présence d'une personne. Être si près sans pouvoir le toucher... Seigneur. Il sentait bon. Oui. Très bon. Trop bon même... Le blondinet se sentit soudainement... Possessif ! Il ne voulait plus aller dans ce bar, car il ne voulait pas montrer Dorian aux autres. En avoir honte ? Jamais de la vie ! Au contraire, il le voulait pour lui seul... Il ne voulait pas qu'un autre sente son odeur, le voie rougir ou pire encore, le touche, l'effleure d'une caresse indigne à la délicatesse que méritait amplement son Dolly.

Perdu profondément dans ses envies qu'il essayait de réfréner, Halden eu néanmoins la brillance d'esprit de se relever afin de prendre un peu ses distant. Si près, la présence de Dorian était un véritable calvaire pour le blondinet, qui s'était promis de ne plus rien faire. Il l'avait repoussé, il avait dégagé sa main alors... Honnêtement, Halden n'avait aucune misère à imaginer ce qui se passerait s'il laissait ses véritables envies prendre le dessus. Néanmoins, lorsque Dorian avança dans la file, il ne le quitta pas d'une semelle et se positionna de sorte à ce que la petite bande qui venait d'arriver derrière eux n'accroche pas son ami.

En entrant dans l’établissement, Halden se senti aussitôt comme chez soi. Il était dans son élément. Toutefois, il n’eut pas vraiment le temps de savourer son retour au bercail -ni même saluer de loin un groupe d’ami- qu’il s’empressa de suivre Dorian, qui venait apparemment de prendre la direction du bar. Le laisser seul un instant dans un endroit comme celui-là ? Jamais ! L’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Ici plus que n’importe où, il n’allait pas le quitter un seul instant.

Lorsqu’ils arrivèrent près du bar, le blondinet salua le serveur et commanda l’un de ses breuvages habituels. Sachant que Dorian n’avait pas l’habitude de ce genre d’endroit, il allait lui proposer quelques verres lorsque ce dernier commanda exactement la même chose que lui. De nouveau, Halden détourna la tête pour étouffer un petit rire discret.

« Je peux savoir pourquoi tu ne voulais être qu'avec moi ? »

La question soudaine de Dorian le surprit. Non. En fait, elle ne le surprit qu’à moitié. Il aimait bien Dorian, il l’aimait même plus que bien… Il aimait Dorian. Voilà ! Il n’allait quand même pas se le cacher. Il aimait son apparence, il aimait sa voix et il aimait ses réactions. Pourtant, une chose le dérangeait vraiment chez lui…

« Je t’aime bien Dorian, mais tu as la fâcheuse manie de penser que personne est capable de t’apprécier, ni même de t’aimer sincèrement... »

Halden détourna légèrement le regard et prit également une gorgée, histoire de faire passer son animosité soudaine. Puis, réalisant qu'il n'avait pas été d'une grande délicatesse vis-à-vis l'anglais, il soupira tout en passant une main nerveuse dans ses cheveux.

« Écoute Dolly… Il fit une courte pause, cherchant des mots qui lui permettrait de s’exprimer simplement et clairement. Pourquoi ne voudrais-je pas être seul avec toi, hein ? » Dit-il finalement.

Intérieurement, Halden bouillonna de rage face à son incapacité de communiquer clairement. En fait, il ne s'agissait pas de son incapacité de communiquer, mais de communiquer. Les explications... Ce n'était pas son truc ! Lui, lorsqu'il faisait quelque chose, c'est parce qu'il en avait envie. Le blondinet n'était pas du genre à se casser la tête.

Enfin... Il allait poursuivre, enchaîner avec une discussion en espérant pouvoir détendre l'atmosphère, lorsqu'un groupe arriva en trompe près d'eux. D'instinct, Halden fit un pas en avant pour se rapprocher de son ami et ainsi laisser plus de place au groupe. En voyant que le groupe n'était pas près de partir, le blondinet se pencha légèrement et pointa silencieusement une table au loin. Finalement, il en profita également pour conclure un sujet.

« Si, je ne t’aimerais pas, Dorian, je ne serais pas avec toi présentement. Tu as compris ? »
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mar 31 Mar - 13:49

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Dorian fronça les sourcils. La première chose qui le fit tilter, était le "Dorian" qui venait de sortir de la bouche de Halden. Ce n'était pas habituel. Cela voudrait-il dire qu'il était très sérieux ? En tout cas, et ce malgré ses sourcils froncés, l'anglais ne pu s'empêcher de rougir et d'être soulagé par la phrase de Halden. Le début de sa phrase, seulement. Parce que, non seulement il n'avait pas répondu à sa question, mais en plus il lui faisait un reproche. Totalement faux, qui plus est. Bien sûr que des gens peuvent l'aimer. Dorian le sait. Il n'est pas idiot. Halden disait n'importe quoi. Mais il n'eut pas le temps de rétorquer que l'irlandais continua :

« Écoute Dolly… »

Dolly. Encore. Au moins, retrouver son surnom dans la bouche de Halden le soulageait. C'était moins bizarre et inhabituel que d'entendre son prénom.

« Pourquoi ne voudrais-je pas être seul avec toi, hein ? »

Quoi ? C'est tout ? Mais il ne répondait toujours pas à la question ! Dorian fut terriblement frustré. En même temps, il se dit qu'il ne fallait pas trop en demander... Halden avait déjà pris la peine de l'inviter seul et de porter toute son attention sur lui, il ne fallait pas non plus s'attendre à une grande révélation. S'ajouta donc à cette frustration une certaine déception.

« Laisse tomber... »

Dorian souffla ses paroles d'un air agacé en portant à nouveau son verre à ses lèvres. Il bu quelques grandes gorgées avant de regretter son geste en sentant la boisson acre couler sur sa langue et brûler sa gorge. Il retint cependant une grimace et se dit qu'il aurait peut-être préféré prendre un jus de fruit.

Son verre manqua cependant de lui glisser des mains lorsque Halden se rapprocha soudainement de lui. Il n'avait alors pas compris pourquoi et ça l'avait surpris. Il était près de lui. Peut-être un peu trop près pour que Dorian puisse se détendre. L'anglais leva un peu la tête pour voir par dessus l'épaule de Halden le groupe qui venait de se pointer. Il fut alors d'autant plus surpris lorsque l'irlandais se pencha vers lui, ce qui le fit lui-même se pencher en arrière. Par surprise. Juste par surprise.

« Si, je ne t’aimerais pas, Dorian, je ne serais pas avec toi présentement. Tu as compris ? »

Gloups. Cette réplique avait été à la fois si sèche et si... agréable à entendre. Le ton semblait plutôt autoritaire alors que, dans le fond, c'était un beau message. Dorian eu alors un tic au coin des lèvres lorsqu'il hocha la tête pour acquiescer. Il se dirigea ensuite docilement vers la table que l'irlandais lui avait désigné avant de lui dire cette phrase qui le perturbait tant.

« Je t'aime bien aussi. »

C'était sorti comme ça. Dorian s'était assis à cette table, avait posé son verre et s'était dit que, par politesse, il fallait qu'il lui réponde que cette affection était réciproque. Il n'aurait peut-être pas dû, encore une fois, et se dit qu'il devrait apprendre à se taire plutôt que de dire ce genre de choses en voulant être "poli". Ses âneries ne faisaient que rendre la situation encore plus tendue et gênante qu'elle ne l'était déjà. Et Dieu sait Ô combien cette situation était certainement la plus gênante de toute la vie du pauvre Dorian.

« Tu viens souvent ici ? demanda-t-il finalement pour changer de sujet bien qu'il n'en ait pas vraiment envie et que la réponse ne l'intéressait pas le moins du monde. »


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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mar 31 Mar - 14:31



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Venait-il réellement d'utiliser le terme affectif « aimé » ? Oui, il semblerait que oui. Si Halden n'avait pas déjà accepté ses propres sentiments concernant l'anglais qui se trouvait devant lui, il aurait certainement rougi de la tête au pied. Et bien qu'une partie de lui était légèrement embarrassé par les mots qu'il venait tout juste d'employer, le blondinet se contenta de se mordre l'intérieur de la joue pour ne pas perdre le semblant de raison qui lui restait. L'alcool ? Non, bien sûr que non. Halden était résistant. Tout de même ! Cette réaction était uniquement due à la présence de Dorian.

J'espère qu'il a compris cette fois... Pensa le blondinet. Il avait été clair, non ? Peut-être même un peu trop. Avec Halden... Disons que c'est blanc ou noir. La « zone grise » n'existe pas chez lui. Et dans la rare fois où il était contrait d'être dans ce genre de situation, comme en cet instant, il préférait largement être direct afin d'éviter tout malentendu... Même si, franchement, il n'était pas très doué pour avouer les choses. Si. En fait, si, il l'était dans le sens où Halden n'avait aucun mal à dire ce qu'il pensait réellement. Néanmoins, avec Dorian, c'était différent. Tout était différent avec Dorian.

Lorsque ce dernier décida finalement de se diriger vers la table qu'il lui avait désigné, Halden lui enchaîna le pas, comme toujours.

« Je t'aime bien aussi. »

La musique aurait pu être à tue-tête dans le bar, il aurait pu être à proximité d'un chantier de construction, rien ne l'aurait empêcher d'entendre cette voix et plus encore, cette phrase. Un petit sourire s'afficha alors sur les lèvres du blondinet, qui dut faire preuve de toute la volonté du monde pour ne pas délaisser son verre et le prendre dans ses bras.

Heureusement -ou malheureusement- ils arrivèrent à la table et l'anglais prit place d'un côté, empêchant ainsi Halden de faire l'irréparable.

« Tu viens souvent ici ? »

Quelque peu déstabilisé par cette question, le blondinet fronça légèrement les sourcils. Pourquoi posait-il une question qui ne l’intéressait pas ? Et oui, Halden n’était pas dupe. Il connaissait bien son Dolly. Il savait ce qu’il aimait et n’aimait pas et cet endroit, ainsi que tout ce qui se rapportait de près ou de loin à ce genre d’endroit, n’était pas une chose qui intéressait particulièrement son ami.

« Non. » Dit-il simplement.

Il eut la brillance d'esprit de ne rien ajouter de plus concernant cette question. Et puis, honnêtement, il ne savait pas ce qu'il aurait pu dire de plus. ARRG! Pourquoi est-ce que la situation était aussi étrange ? Pourquoi agissait-il ainsi ? Pourquoi réagissait-il ainsi ? Était-ce à cause de l'endroit ? Oui, surement... Le blondinet ne voyait pas d'autre explication. Néanmoins, espérant détendre un peu l'atmosphère, Halden ajouta :

« Tu sais, Dolly, si tu as quelque chose à me dire ou me demander, fait-le clairement. Moi, je ne lis pas entre les lignes... Si tu ne me dis rien, je ne peux pas savoir. »

La phrase était sortie… Normalement. Il se doutait qu’il le savait déjà, mais puisqu’il avait cette impression qu’il ne lui disait pas tout en ce moment, Halden préférait clarifier également ce point. Si Dorian préférait aller dans un autre endroit, le blondinet allait le suivre sans rouspéter. L’endroit, bien franchement, lui importait peu… Il allait d’ailleurs le lui préciser, mais une vision l’en empêcha. Oh ?

« Oh ? Tu rougis, Dolly... ? »
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mar 31 Mar - 15:51

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
« Tu sais, Dolly, si tu as quelque chose à me dire ou me demander, fait-le clairement. Moi, je ne lis pas entre les lignes... Si tu ne me dis rien, je ne peux pas savoir. »

Tout se mélangeait dans sa tête. Si Dorian avait posé cette question inutile, c'était simplement pour engager la conversation et éviter les blancs gênants... C'est ce que font les gens d'habitude, non ? En tout cas, Halden avait bien compris que sa question n'était posée que pour combler un vide et s'était fort heureusement contenté d'un "non" net et court. D'un côté, cela soulageait Dorian qui n'avait vraiment pas envie d'être ennuyé par des histoires sur tel ou tel établissement de nuit. Mais d'un autre, il se demandait bien ce qu'il allait pouvoir dire pour éviter de boire une nouvelle gorgée brûlante de cet alcool.

Les sentiments de l'anglais étaient encore une fois partagés entre le soulagement de savoir que Halden ne pouvait pas "lire entre les lignes", comme il le disait... et la déception de réaliser qu'il allait devoir être direct. Ce qui, d'ordinaire, ne devait pas vraiment le déranger. Dorian était quelqu'un qui disait les choses clairement. Il n'hésitait pas à dire ce qui lui passait par la tête ou à faire savoir quand quelque chose lui déplaisait, sans jamais mentir. Dorian a toujours été vrai et ne s'est jamais comporté autrement. Mais là... Avec Halden c'était différent. Dorian n'arrivait pas, il était incapable de faire les choses normalement sans se demander ce que l'irlandais allait bien pouvoir penser de telle ou telle chose.

Finalement, il fallait que Dorian se décide. Que devait-il répondre à cela ? J'aime être avec toi mais j'ai envie de partir parce que la musique ne me plait pas ? J'ai envie de tirer une sale tronche à chaque gorgée de ce breuvage du diable ? Je crois que je t'aime plus que "bien" ? ... Quoi ? Non, pas ça ! Pourquoi pensait-il à ça ? Il l'aimait "bien". Point barre. De toute façon, ce devait être pareil du côté de l'irlandais et ça n'irait certainement jamais plus loin que "je t'aime bien" entre eux.
Dorian était persuadé que Halden n'avait d'yeux que pour Elle.

En pleine réflexion personnelle dans les secondes qui suivirent la déclaration de Halden, Dorian fut cependant sorti de ses pensées par une terrible phrase :

« Oh ? Tu rougis, Dolly... ? »

Il écarquilla les yeux et se crispa. Oui, il rougissait. Sans même s'en rendre compte, il avait rougit à la première réplique et cela n'avait cessé d'empirer avec ses pensées douteuses. Et le fait que Halden l'ait remarqué ne l'a pas franchement aidé à régler ce problème.

« Ah ? Ah oui... Il fait chaud, répondit-il simplement en mettant sa main sur sa joue rouge et chaude. »

Encore un mensonge. Bon d'accord, ce n'était un mensonge qu'à moitié. Il faisait très chaud, oui, et il n'avait même pas retiré sa veste. Mais ce n'était certainement pas la raison de ses rougeurs. Ces foutues rougeurs, c'était Halden qui les causait. Personne d'autre. Dorian se releva alors soudainement, abandonnant son verre sur la table.

« On peut sortir ? J'étouffe. »


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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mar 31 Mar - 16:24



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Pourquoi est-ce que ses joues étaient-elles devenues aussi rouge ? Pourquoi était-il devenu, tout d’un coup, aussi charmant et attendrissant ? Pourquoi son propre cœur se fracassait-il contre sa poitrine ? Pourquoi avait-il soudainement mal d’être à la fois si près et si loin de lui ? Pourquoi voulait-il brusquement le prendre dans ses bras pour la cacher du reste du monde ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Halden était assaillit par tellement de question qu’il ne savait plus où donner de la tête. Si une partie de lui hurlait qu’il devait rapidement changer de sujet de discussion, la partie la plus dominante ne lui en donna malheureusement pas la permission.

Le blondinet était incapable de détourner les yeux de l’anglais, qui accaparait visiblement toute son attention désormais. Bien plus que son attention même… Le voir ainsi rougir était sans conteste une des expressions qu’Halden préférait le plus chez lui. Naturellement, il n’aurait sut l’expliquer clairement. C’était simplement une impression, un ressentiment inexpliqué, mais aussi très agréable. Halden n’avait pas l’habitude de tel sentiment, mais il n’allait certainement pas s’en plaindre. Pas cette fois, du moins…

« Ah ? Ah oui... Il fait chaud »

Chaud ? Oui, peut-être un peu. Honnêtement, il n’avait pas vraiment porté une attention particulière à la température. Il avait d’autre chose de plus intéressant sous le nez. De plus, il doutait encore une fois que se soit la véritable raison… Le blondinet n’aurait pas été en mesure de dire pourquoi, mais il avait toujours cette drôle d’impression que Dorian ne lui disait pas toute la vérité. Non. En fait, il avait simplement l’impression qu’il ne lui disait pas les véritables choses.

« On peut sortir ? J'étouffe. »

Halden s’exécuta aussitôt et cela le surprit bien plus qu’il ne le laissa paraitre. Depuis quand délaissait-il aussi facilement de l’alcool ? Hum… Faut croire que chaque règle a son exception et Dorian était vraisemblablement la sienne.

« Excuse-moi. » Murmura-t-il en allant chercher sa main.

Une partie de lui s’en voulait de faire ce qu’il avait dit qu’il ne ferait plus, mais l’autre partie était agréablement heureuse de ressentir à nouveau la douce chaleur de ses mains. Resserrant ses doigts pour ne pas qu’il s’échappe de son emprise, Halden traversa la piste de danse sans même se faire bousculer une seule fois. Faut dire… Qui oserait bousculer un mec comme lui ?

Lorsqu’ils arrivèrent près de l’une des portes, Halden ne tarda pas a remarqué un autre de ses groupes d’amis et, aussitôt, il changea de direction afin de sortir par l’autre porte. Une fois dehors, le blondinet ne lâcha pas la main de Dorian. En fait, son geste… Non ! La présence elle-même de Dorian lui semblait tout à fait naturelle qu’il ne remarqua même pas qu’il lui tenait toujours la main. Inconsciemment, il le rapprocha même de lui lorsqu’ils arrivèrent à la hauteur d’une ruelle peu fréquentable pour l’anglais. Bien franchement, Halden n’avait plus trop conscience de grand chose en ce moment… Tout ce qui l’importait était de trouver un endroit qui plairait davantage à Dorian.

« Je n’aurais pas du t’inviter là-bas… » Pensa-t-il à voix haute.

Encore une fois, Halden ne réalisa pas vraiment qu’il venait de penser à voix haute. En fait, cette phrase, il l’avait pensé sans arrière penser. Il savait que Dorian n’aimait pas ce genre d’endroit, mais lorsqu’il l’avait croisé dans la journée, il avait sortit la première idée qui lui était venue à l’esprit simplement pour avoir une raison d’aller lui parler. Étrange ? Oui… Un peu.

« Je… »

Halden n’eut pas le temps de finir sa phrase, son téléphone sonna. Secouant légèrement la tête, histoire de se réveiller un peu, il fouilla rapidement dans sa proche avec sa main lire. Puis, finalement, il en ressortir avec son téléphone. Karen… Le blondinet maugréa tout bas et refusa l’appel avant de remettre son téléphone dans ses poches. Il n’avait que faire d’elle en ce moment.

« Je… Je ne me souvenais plus que tu n’aimais pas ce genre d’endroit, je suis désolé. Je ferais attention à l’avenir. »
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mer 1 Avr - 8:07

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Étonnement, sentir sa main se faire prendre à nouveau le soulagea. Ça s'était fait naturellement. Halden avait attrapé sa main fermement et l'avait tiré sur la piste de danse. Dorian avait alors eu peur au début, se demandant pourquoi il l'emmenait entre tous ces gens qui se frottaient les uns contre les autres sur une musique un peu trop forte. Mais les gens s'écartaient et les laissaient passer lorsque Halden tenta de se frayer un passage jusqu'à la sortie. Dorian avait alors suivit l'irlandais docilement, en se laissant tirer par la main sans broncher. Et lorsqu'ils furent dehors, au frais, il ne tenta même pas de la dégager.

Dorian était un peu ailleurs. Dans la lune. Il avait du mal à réaliser qu'il était là, main dans la main et très proche de Halden Sullyvane. Peut-être n'était-ce qu'un rêve. Certes, Dorian avait pris l'habitude de voir Halden lui sourire dans les couloirs et venir lui parler lorsqu'ils se croisaient, il avait pris l'habitude de recevoir l'attention du blond (et il aimait beaucoup ça), mais il ne s'était jamais imaginé vivre ce qu'il était en train de vivre à ce moment là. Peut-être était-ce donc un rêve. Un rêve qui ne lui déplaisait pas du tout.

Cependant, cet état de béatitude fut rapidement brisé. Un simple détail. Un rien suffit à rendre Dorian jaloux. Le téléphone de Halden a sonné, il l'a sorti et l'a presque aussitôt remis dans sa poche. Dorian n'aurait peut-être pas dû, mais il l'a vu. Karen. Son nom sur le téléphone de Halden. C'était elle qui l'avait appelé. De toute façon, personne d'autre ne s'appelait Karen ici et Dorian doutait fort que ce soit un prénom assez répandu pour que Halden en ait deux dans son répertoire. Et quand bien même. Il ne pouvait s'agir que de la blonde, celle qui collait un peu trop le sien.

« Je… Je ne me souvenais plus que tu n’aimais pas ce genre d’endroit, je suis désolé. Je ferais attention à l’avenir. »

« Pas de problème. »

Dorian avait répondu sèchement et très rapidement. A peine Halden avait-il terminé sa phrase que l'anglais avait sorti la sienne. Il était tendu. Ses sourcils étaient froncé et sa main dans celle de Halden était crispée. Certes, il avait eu la politesse de ne pas répondre à l'appel de Karen, mais voir son nom sur son téléphone avait suffit à Dorian pour se la rappeler et retrouver sa méfiance.

Néanmoins, les paroles de Halden résonnèrent dans sa tête. "Je ferais attention à l'avenir." Aurait-il donc l'intention de recommencer ? De sortir à nouveau avec lui ? Cette pensé le détendit un peu, malgré sa certaine acrimonie.

« Je me fiche de l'endroit... »

"du moment que je suis avec toi" étaient les mots qui auraient dû suivre, mais il n'a pas osé. Dorian avait juste voulu se rattraper après avoir été si sec soudainement. Oui, il avait juste voulu se rattraper. En temps normal, il se serait dégagé et serait parti pour ne pas s'énerver. Mais là, il en était encore incapable et restait donc là, tendu. L'énervement et le passage du très chaud d'un endroit clos et bondé au froid de la nuit le faisait trembler. Il tremblait comme une feuille. Dorian remua les épaules, s'efforçant d'arrêter de trembler pour ne pas avoir l'air plus idiot qu'il ne l'était déjà.

« Je crois que je vais y aller, je n'ai pas envie de tomber malade, dit-il, alors qu'il ne voulait surtout pas partir si tôt et quitter Halden. »


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:06, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mer 1 Avr - 9:40



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Il allait même faire plus qu’attention. Plus jamais il n’allait commettre cette erreur. Jamais. Seigneur… Était-ce toujours ainsi ? Vouloir prendre soin d’une personne qu’on aime était-il toujours aussi compliqué ? Halden n’en avait aucune idée. Pour lui, tout ce qui se passait était nouveau… Il avait certes eu quelques aventures ici et là, mais aucun d’eux n’avait réussit à capter autant son attention. Dorian était le seul. Unique ? Oui, certainement… Dorian était unique. Peut-être pas aux yeux des autres, mais aux siens oui.

« Pas de problème. »

Son corps tout entier se crispa suite à cette phrase. Depuis quand son Dolly adoré parlait-il ainsi ? Depuis quand était-il aussi sèche avec lui ? Halden l’ignorait, mais il n’aimait vraiment pas ça ! Il chercha donc à comprendre… Lui qui d’ordinaire se fichait bien des autres et de ce qu’ils pouvaient bien pensés, chercha à comprendre pourquoi Dorian avait désormais cette attitude envers lui. Pourtant, même en se remémorant encore et encore la soirée, il ne comprenait pas. Il ne comprenait strictement rien.

« Je me fiche de l'endroit... »

Malgré la confusion qui rongeait l’esprit du blondinet, ce dernier comprit aisément ce que Dorian venait de lui dire. Le doute et la confusion qui le hantait alors jusqu’à présent… disparurent. Enfin… Il ne savait pas pourquoi, mais il avait soudainement l’impression d’avoir retrouver son véritable Dolly. Peut-être était-ce seulement le son de voix qui l’avait perturbé ? Oui, probablement… Halden n’y voyait pas d’autre explication tant celle-ci lui semblait plausible. Malgré lui, il avait prit l’habitude de voir l’anglais d’une façon et bien que toutes les facettes de sa personnalité ne le dérangeaient aucunement, il comprit qu’il en aimait certain plus que d’autre.

« Je me fiche de l'endroit... » Cette phrase résonna de nouveau dans l’esprit du blondinet, qui, heureux de l’avoir entendu, resserra sa main inconsciemment. Il ne se lasserait jamais de lui, comprit-il. Jamais. Malgré tout ce que Dorian allait faire ou allait devenir, il l’aimerait. Pouvait-il simplement lui dire ? Hum… Halden en doutait légèrement, bien qu’une partie de lui hurlait de lui dire la vérité.

« Je crois que je vais y aller, je n'ai pas envie de tomber malade »

Inconsciemment, le blondinet attendit très clairement cette phrase… Et son hurlement intérieur doubla d’intensité. Était-ce seulement possible ? Oui. Il semblerait que oui… Halden n’attendait plus rien. Son être ton entier semblait refuser toute donnée venant de l’extérieur. Borné ? Oh oui ! En fait, il ne s’agissait pas seulement d’obstination… Le blondinet était littéralement sous l’emprise d’une multitude de sentiment et sensation tout aussi inconnues les uns que les autres. Pourtant, malgré toute la confusion qui l’accablait en cet instant, son corps réagit à la phrase de l’anglais et, d’un geste soudain, il tira brusquement sur sa main pour l’attirer à lui.

S’adossant au mur de brique derrière lui, il délaissa la main de l’anglais pour passer ses bras autour de sa frêle silhouette et le coller entièrement à lui.

« Je me fiche également de l’endroit… » Murmura-t-il.

Pour se ficher d’un endroit, Halden était sans conteste le meilleur en la matière. La preuve, il se fichait royalement d’où il était et de qui pouvait le voir ou non. L’opinion des autres ? Il en n’avait que faire… Il n’était certainement pas venu sur l’île pour se faire suer avec ce genre de chose. Non… Plus jamais. Pensa-t-il en resserrant son emprise. Puis, sans vraiment s’en rendre compte, il baissa sa tête, la cachant légèrement dans la capuche du chandail de l’anglais pour ne pas qu’il voit la teinte rosée qui lui montait graduellement au visage.

« Tu tremble, Dolly… Si tu me le demande, je veux bien te réchauffer pour ne pas que tu tombe malade… En fait, si tu me le demande, je prendrais toujours soin de toi… »
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mer 1 Avr - 12:24

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
D'abord terriblement crispé et mal à l'aise, Dorian s'était retrouvé contre Halden. Collé. Halden contre le mur et lui contre son torse, l'anglais sentait les bras forts autour de lui et craignait ne jamais pouvoir s'en dégager. Dorian n'avait pas compris. Il avait pourtant bien dit qu'il fallait qu'il rentre, non ? Il se répéta sa phrase en boucle mentalement, se demandant s'il avait dit quelque chose qui aurait pu induire l'irlandais en erreur. L'accent, peut-être ? Mais non, enfin. Il n'y avait rien que Halden ne pouvait comprendre dans sa phrase. "Je crois que je vais y aller, je n'ai pas envie de tomber malade." Dorian était perdu.

Il hésitait. Devait-il se dégager ? Non. Il était bien. Même s'il rougissait affreusement et qu'il était persuadé que Halden pouvait sentir les battements de son cœur à travers les vêtements, Dorian était bien. Il ferma les yeux un instant, profitant du moment qui semblait pouvoir durer une éternité.

« Tu tremble, Dolly… Si tu me le demande, je veux bien te réchauffer pour ne pas que tu tombe malade… En fait, si tu me le demande, je prendrais toujours soin de toi… »

Dorian ouvrit alors subitement les yeux. Il remonta sa main droite sur le torse du blond pour s'y appuyer et se reculer légèrement et relever la tête. Serait-ce une déclaration ? Non. Certainement pas. Peut-être a-t-il trop bu alors ? Oui. Bien plus probable selon Dorian. Quoiqu'il lui semblait que Halden tenait bien l'alcool, s'il était capable d'enchaîner plusieurs bars en une seule nuit. Mais c'était la raison la plus plausible d'après lui pour que l'irlandais lui dise se mettre à son service de la sorte. Et c'était certainement l'alcool qui l'avait poussé à le prendre dans ses bras, aussi.

"Je veux bien te réchauffer" avait été, en partie, ce qui avait choqué Dorian. Dans le fond, il se disait que la déclaration de Halden était... mignonne.. et lui faisait chaud au cœur. Mais cette phrase pouvait également avoir un autre sens que Dorian ne manqua malheureusement pas de relever. Halden avait la tête contre son épaule. Dorian était gêné, mais il ne bougeait pas. Et il fut d'autant plus gêné lorsqu'il réalisa que n'importe qui pouvait les voir à cet instant précis. Étonnant. Lui qui n'avait que faire du regard des autres en temps normal se mettait à craindre leurs regards.

« C'est gentil, répondit-il, la voix légèrement chevrotante. Mais je ne pense pas que ce soit nécessaire... »

Ces mots laissaient sous-entendre qu'il voulait s'en aller, que les gestes de Halden étaient mal placés. Et pourtant, Dorian ne bougeait pas d'un poil. Sa main droite agrippait même le haut de l'irlandais, comme s'il avait peur d'en être éloigné.


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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Mer 1 Avr - 23:40



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Réellement, une partie de lui était vraiment en train de se demander s'il ne commettait pas une erreur... Devait-il lui dire qu'il ne ressentait absolument rien pour les filles ? Il était certes capable de dire si une fille était belle ou non, mais cela n'allait jamais plus loin. Le désir ? Non. Si on lui avait dit il y a deux ans qu'il serait un jour attiré par les hommes, le blondinet serait certainement parti à rire comme un fou. Jamais il n'aurait cru cela possible et pourtant, certaines personnes avaient fini par le faire changer d'avis... En avoir honte ? Certainement pas ! Il s'affirmait et se fichait bien du regard des autres. Pourtant, en cet instant, il redoutait profondément le regard de l'anglais.

Halden voulait aller plus loin, il n'avait pas menti... Prendre soin de Dorian, lui donner de l'attention et de l'affection... Il ne demandait que ça ! Il n'avait pas envie de prendre soin ou de donner en semblant d'affection à quelqu'un d'autre. Karen ? Certainement pas ! Non seulement, elle était une fille, mais en plus, elle était d'un tempérament qu'Halden supportait à peine. Et, encore... Il ne l'avait jamais vue autrement qu'une amie. Jamais. L'attirance n'était pas seulement la cause de cette décision, le caractère de cette dernière était également un autre problème... Un très gros problème. Bref. Dorian était sans conteste beaucoup plus son genre !

Lorsque le blondinet senti la main de ce dernier remonter le long de son torse, il frissonna de satisfaction tant il apprécia le contact. Malgré la réticence de l'anglais, malgré tout, il avait un charme unique, attendrissant même. Étonnamment, Halden était persuadé qu'il savait, qu'il comprenait -parce qu'il n'était pas idiot quand même!-, alors pourquoi ?

« C'est gentil. »

Intérieurement, Halden eut un petit rire de découragement. Il connaissait ce timbre de voix, il connaissait même déjà la suite de cette phrase. Lui qui l'avait si souvent dit par le passé... Il ne croyait pas qu'un jour celle-ci lui retomberait sous le nez.

« Mais je ne pense pas que ce soit nécessaire... »

Pas nécessaire alors qu'il tremblait encore comme une feuille ? Si Dorian crut que cette phrase allait le décourager ou lui faire comprendre quelque chose, cela ne fonctionna pas. Au contraire, il resserra ses bras, approfondissant son étreinte. Il n'avait pas envie qu'il parte. Pour une raison qu'il n'arrivait pas à expliquer -pas même à lui-même!- il avait l'impression que s'il le lâchait, rien n'avancerait... Tout serait fini. Cette pensée le tétanisa littéralement et il resserra de nouveau son étreinte, le collant encore plus contre lui.

« Tu refuses alors que tu trembles encore comme une feuille ? » Demanda-t-il doucement.

Par réflexe ou par instinct, le blondinet n’aurait pas su quoi répondre encore une fois, il commença à lui frotter le dos d’une main sans pour autant le délaisser ou lui permettre de s’enfuir à la hâte. Il a peut-être vraiment froid, pensa-t-il.

« Tu sais, Dolly, je suis vraiment sérieux. »

Cette phrase avait franchi ses lèvres sans qu'il ne l'autorise... Bien que véridique, il n'avait pas vraiment eu l'intention de lui dire puisqu'il redoutait de s'être trompé sur l'anglais, de s'être trompé sur lui, de s'être trompé sur absolument tout... Même si, honnêtement, pour lui, tout semblait évident. Merde. Réalisant tout le tracas qu'il se faisait pour une simple situation, il serra davantage l'anglais dans ses bras -comme s'il n'était déjà pas assez collé à lui- et murmura tout bas :

« Si tu me le demandes, je ferai n'importe quoi... Il se sentit obligé de répéter cette phrase. Puis, finalement, il releva légèrement la tête afin de croiser son regard. Vraiment, n'importe quoi... » Murmura-t-il tout près de son visage.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Jeu 2 Avr - 12:03

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
En sentant à nouveau les bras de Halden se resserrer contre lui, Dorian réalisa qu'il n'avait plus vraiment froid. La forte étreinte du blond le força à garder la main sur son torse et à s'y rapprocher en y posant même la tête. Il le remercia alors intérieurement de ne pas l'avoir relâché et de l'avoir au contraire serré davantage. Parce qu'il ne s'était certainement jamais senti aussi bien. Certes toujours un peu gêné, mais bien. Le contact de Halden le réchauffait, le nez dans ses vêtements, il pouvait sentir son odeur et, l'oreille contre son torse, il pouvait sentir les battements de son cœur. Comme le sien, le cœur de l'irlandais battait la chamade. Cela avait beaucoup surpris Dorian. Il n'avait plus froid, mais il tremblait toujours. Et il avait du mal à se l'expliquer.

« Tu refuses alors que tu trembles encore comme une feuille ? »

La main de Halden qui lui frottait maintenant le dos ne suffit pas à stopper ses tremblements. Tout ce que cette main avait réussi à faire, c'était le dégager légèrement pour lui permettre de relever la tête. Dorian n'avait jamais vu Halden dans cet état. L'alcool, certainement. Mais ça perturbait beaucoup l'anglais qui préférait éloigner son oreille du cœur du blond.

« Tu sais, Dolly, je suis vraiment sérieux. Si tu me le demandes, je ferai n'importe quoi... Vraiment, n'importe quoi... »

N'importe quoi ? Vraiment ? Alors c'était le moment pour lui demander de le lâcher. Si Halden tenait vraiment ses promesses, il le laisserait partir. En réalité, Dorian n'avait pas envie de partir. Il était bien dans les bras du blond. Et c'est ce qui lui faisait peur. Alors il voulait partir. Doriant était très perturbé...
Il ne comprenait pas pourquoi il faisait ça. Halden aimait les femmes. Les filles comme Karen. Les blondes aux vêtements moulants et à la poitrine généreuse. Du moins, c'est avec ce genre de compagnies que Dorian avait toujours vu Halden un peu trop proche. Pas avec des gars comme lui.

Alors quand l'irlandais le supplia presque de lui demander quelque chose, Dorian voulu en profiter pour se reculer et rentrer chez lui. Il ne détourna pas le regard lorsqu'il croisa le sien. Au contraire, il le soutenait longtemps, cherchant directement les réponses à ses questions dans ses yeux verts. De très beaux yeux, qu'il aurait aimé regarder encore longtemps si cette autre partie de lui ne voulait pas les fuir.

« Pourquoi fais-tu ça avec moi ? »

Il aurait dû lui demander de le lâcher, mais il n'a pas pu. Une toute autre question lui est sorti de la bouche. Mais pour une fois, Dorian ne le regretta pas. Il voulait connaître la réponse, même s'il en avait peur.


Dernière édition par Dorian Mayne le Ven 3 Avr - 16:01, édité 1 fois
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Jeu 2 Avr - 12:40



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Son souffle tout près de son visage -trop près!- Seigneur. Il pouvait si aisément imaginer la chaleur de sa peau et la douceur de celle-ci. Bordel. Était-ce une bonne idée de s'être approché si près de lui ? Était-ce une bonne idée de le garder ainsi dans ses bras ? Si le blondinet n'avait pas été aussi près du visage de l'anglais, il aurait certainement commencé à s'agiter la tête dans tous les sens pour essayer de reprendre un semblant d'esprit, un semblant de contrôle sur la situation. Perdre le contrôle ? Oui. Bien franchement, Halden commençait grandement à douter de ses propres limites... Il se sentait à deux doigts de commettre l'irréparable : embrasser Dorian.

Cette envie lui brûlait littéralement les lèvres, lui asséchait brutalement la gorge tant il bouillonnait intérieurement. Halden n'avait pas en mémoire s'être déjà retenue autant pour une personne... Et, honnêtement, il commençait à se dire que ce n'était peut-être pas la peine. Après tout, l'anglais ne semblait toujours pas comprendre. D'ailleurs, lui-même ne comprenait toujours pas pourquoi ce dernier tardait à faire le lien... Le blondinet n'avait pas l'habitude de donner de l'attention, de prendre soin de quelqu'un au point de se préoccuper de chaque détail... Ne lui avait-il pas déjà dit par le passé ?

« Pourquoi fais-tu ça avec moi ? »

Pourquoi, en effet... Même si une partie de lui connaissait déjà la réponse, une autre partie doutait de ses propres agissements vis-à-vis l'anglais. Peut-être aurait-il dû attendre un autre moment ? Peut-être aurait-il dû attendre d'avoir un quelconque signe de la part de l'anglais ? Peut-être aurait-il dû oublier toute cette histoire ? Non ! Il ne pouvait pas oublier Dorian. C'était une chose qu'il lui était impossible à faire. Jamais le cœur d'Halden n'avait autant battu la chamade pour quelqu'un... Jamais son corps n'avait autant réagit à la présence de quelqu'un...

Cette vraisemblance poussa le blondinet à remonter ses mains le long du dos de l'anglais sans détourner son regard. Il aimait l'admirer. Plus que tout, il aimait voir son visage se teinter de rouge et sentir son corps trembler contre le sien, comme en cet instant. Malgré la situation, malgré le peu de conscience qui lui restait, Halden avait compris que l'anglais s'attendait à une réponse franche. C'est pourquoi le blondinet pris un moment pour répondre, cherchant les mots qui conviendraient le mieux à la situation, les mots qui feraient comprendre à Dorian qu'il n'était pas en train de se moquer de lui.    

« Je fais ça justement parce que c’est toi… Toi et personne d’autre. » Murmura-t-il finalement.  

N'étant pas très doué pour s'exprimer, Halden n'avait pas su quoi dire d'autre... Lui aussi, même s'il essayait de ne pas le laisser paraitre, était mord de trouille vis-à-vis cette situation. Intérieurement, il tremblait littéralement de peur... Peur que son pitoyable aveu n'éloigne Dorian de lui. Il devait reprendre ses esprits, reprendre le contrôle, paraitre de nouveau normal et pas... Merde. Toute pensée cohérente disparut lorsqu'il crut voir un reflet miroité dans les yeux de l'anglais. Cette fois, le blondinet ne résista pas à l'envie et franchi la distance qui séparait ses propres lèvres de celles de l'anglais. Il ne savait plus comment le réconforter... Il ne savait plus comment le mettre alaise en sa présence... Il ne savait plus commet lui faire comprendre... Alors, il espérait réellement que cette fois, il comprendrait clairement ses émotions.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Ven 3 Avr - 12:37

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
Dorian a vraiment cru que son cœur allait lâcher. Ou ses jambes, du moins. Heureusement que Halden le serrait bien, parce que sans quoi il se serait très certainement retrouvé par terre. Il tremblait tellement. Ses mains étaient gelées, et pourtant la droite serrait toujours la veste du blond. Dorian le fixait, droit dans les yeux, ne pouvant toujours pas décrocher ses yeux des siens. Il aurait aimé qu'il répète ce qu'il venait de dire, même si ce n'était déjà pas la première fois de la soirée qu'il disait quelque chose de ce genre. Dorian aurait aimé l'entendre encore une fois. Rien que pour entendre sa voix, au moins. Ses yeux rougissaient. La fatigue, certainement. Oui, la fatigue.

L'anglais ne savait alors pas quoi répondre, tant la réponse à sa question lui faisait plaisir. Il ne savait pas quoi répondre et n'aurait de toute façon pas pu, puisque les lèvres de l'irlandais vinrent figer les siennes. Il avait été surpris. Et le mot est faible. Très faible. Dorian n'a pas bougé d'un poil. Seule sa main tremblante serrait plus fort encore les vêtements de Halden. Il ne bougeait pas et laissait simplement ses lèvres contre les siennes. L'idée de se dégager avait totalement quitté l'esprit du brun qui ne voulait pour rien au monde que ce moment prenne fin. Il aimait. Dorian aimait le contact, la douceur, la chaleur et le goût des lèvres de Halden et se rendit compte avec effroi qu'il allait avoir du mal à s'en passer après ça.

Quelle ne fut donc pas sa déception lorsque leurs lèvres se séparèrent naturellement. Dorian a alors baissé ses yeux vers la bouche de l'irlandais, se disant qu'il la voulait encore. Il la voulait maintenant pour lui seul. Il le voulait pour lui seul. Tout entier. Tous ses doutes avaient disparu et il n'avait jamais été aussi bien. Dorian releva finalement les yeux vers le regard émeraude du blond, y plongeant à nouveau.

« En fait, je crois que je t'aime plus que bien. »

Il fallait bien que quelqu'un dise quelque chose à un moment. Alors Dorian l'a fait. Il a dit la première chose qui lui venait, sans réfléchir (et ça s'est certainement entendu dans sa voix). Comme depuis le début de la soirée, en fait... Mais, cette fois-ci, il disait la vérité. Heureusement. Dorian restait encore accroché d'une main aux vêtements du blond, alors que son bras gauche glissait doucement et timidement dans le bas de son dos. Pour plus de proximité. Même si, à ce stade de proximité-là, on ne serait pas étonné de les voir fusionner.

Néanmoins, la phrase n'était tout de même pas sortie comme Dorian le voulait. Il ne "croyait" pas, il en était sûr. Dorian aimait Halden. Il aimait recevoir ses messages, lui parler, être avec lui, écrire son nom sur ses cahiers en cours, sentir son contact, son odeur, entendre sa voix et l'embrasser. Il ne le voulait que pour lui et ne comptait pas partager. Jamais.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Ven 3 Avr - 23:34



When the urge beyond reason, satisfaction is just better.
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises.

Encore une fois, Halden se demanda si ce qu'il était en train de faire était vraiment une bonne idée. Une partie de lui -une grande partie de lui- ne regrettait aucunement son geste. Bon sang. Il adorait tout simplement le contact des lèvres de son Dolly contre les siennes. Elles semblaient avoir été faites que pour lui, uniquement -strictement- pour lui. Elles remplissaient absolument tous ses critères personnels. Il adorait leurs douceurs, leurs chaleurs et plus que tout, leurs goûts uniques. Un mélange parfait entre le sucrer et le salé. Comment allait-il faire pour ne pas en redemander après ? Et si l'anglais le repoussait ? Et si...

Tant de questions se bousculaient dans la tête de Halden... Pourtant, cela ne l'empêcha pas de savourer pleinement ce rapprochement tant attendu. Seigneur, non. Il apprécia chaque seconde, chaque millième de seconde même. Lorsqu'il sentit la main de Dorian agripper davantage ses vêtements, il resserra aussitôt ses bras. Il était encore trop loin de lui... Beaucoup trop loin, pensa-t-il. Halden voulait s'approprier Dorian au grand complet. Il le voulait tout entier et sans aucune limite. Et pas question de partager !

Lorsque leurs lèvres se séparèrent naturellement l'une de l'autre, le blondinet marmonna quelque chose d'incompréhensible. Il en voulait davantage... Il n'était pas encore rassasié de son contact... Plus. Toujours plus. Halden avait littéralement soif de lui. À un tel point, qu'il du ce mordre l'intérieur de la joue pour ne pas lui sauter dessus lorsqu'il le vit regarder ses lèvres de nouveau. S'il les voulait, le blondinet allait le lui donner avec grand plaisir. En fait, il n'attendait que ça.

« En fait, je crois que je t'aime plus que bien. »

Un petit sourire en coin ourla les lèvres du blondinet, qui approcha de nouveau ses lèvres de celles de l’anglais.

« Tu crois ? »

Halden ne lui laissa pas la chance de répondre, il captura de nouveau ses lèvres dans un baiser légèrement plus... Passionné ? Possessif ? Attendrissant ? Un mélange des trois ? Si Dorian le comprenait ainsi, Halden ne voyait pas d'inconvénient pour continuer à s'exprimer pareillement. Au contraire, cette manière lui plaisant bien plus que les mots. On ne peut pas s'y tromper, pensa le blondinet en essayant de contenir sa joie. Il était incapable de ne pas sourire -et ce, tout en l'embrassant. Halden n'avait pas en mémoire d'avoir déjà été aussi... Heureux ?

Le monde avait disparu. Du moins, pour un bref instant puisque son téléphone sonna de nouveau... Cette fois, Halden maugréa en cherchant rapidement d'une main son portable. Lorsqu'il le sortit de sa poche, il mit fin à cette nouvelle étreinte sans pour autant lâcher complètement Dorian. En voyant de nouveau, le nom de Karen sur l'afficheur, il hésita un instant à répondre, déchirer entre l'envie et la raison. Finalement, la raison l'emporta et il prit l'appel, se disant qu'il y avait peut-être une urgence.

« Tu as trente secondes, je suis occupé. » Dit-il d'un ton sèche et bête.

* Qu'-est-ce que tu racontes ? Tu fais quoi ? Tu n'es pas avec le pleurnichard, rassure-moi ? Est-ce qu'il a enfin gobé cette histoire ? Je commence à en avoir assez de lire tes compositions d'am...*

« Oui, très bien. Il a gobé l'histoire. » Trancha-t-il d'un ton sec –et surtout sarcastique vis-à-vis Karen- avant de lui raccrocher la ligne au nez.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Sam 4 Avr - 7:27

ft. Halden Sullyvane

「 Quand le chat dort, les souris dansent 」
« Tu crois ? »

Dorian se sentit mal. Il se dit qu'il n'aurait peut-être pas dû utiliser le verbe croire pour cette phrase. Peut-être que Halden avait alors été déçu. Mais non ! Dorian en était sûr ! Il l'aimait, oui. Le baiser lui avait simplement ouvert les yeux sur quelque chose qu'il savait déjà mais qu'il avait alors eu du mal à accepter. Mais il l'acceptait maintenant. Oh, oui ! L'anglais allait alors rectifier sa phrase et dire au blond ce qu'il pensait réellement, mais le nouveau contact des lèvres de Halden sur les siennes l'en empêcha.

Cette fois-ci, Dorian ferma les yeux. Il profitait cette fois-ci du baiser qui était plus fort, bien moins hésitant, et auquel il ne manqua pas de répondre. Bien qu'il soit, quant à lui, un peu plus hésitant. Halden devait avoir de l'expérience. Ah, mais pourquoi pensait-il à ça dans un moment pareil ! Les sourcils de l'anglais se froncèrent pendant une seconde afin d'oublier ce à quoi il venait de penser. Il se resserra alors un peu plus et pressa davantage encore ses lèvres contre celles du blond, pendant que son bras gauche pressa le bas de son dos. Dorian semblait prendre de l'assurance. C'était malheureusement sans compter sur une nouvelle sonnerie de téléphone.

« Tu as trente secondes, je suis occupé. »

Dorian le prit un peu mal. Halden s'était décroché de lui pour prendre son téléphone et répondre à l'appel. L'anglais n'avait alors pas eu le temps de voir le nom de la personne qui osait les déranger. Mais, honnêtement, il en avait bien une idée. Ce devait être cette même personne qui avait appelé Halden quelques minutes plus tôt. Aucun doute là-dessus. "Je suis occupé". Dorian n'était-il qu'une occupation pour lui ? Peut-être l'anglais allait-il trop loin dans ses reproches, mais il l'avait mal pris.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Tu fais quoi ? Tu n'es pas avec le pleurnichard, rassure-moi ? Est-ce qu'il a enfin gobé cette histoire ? »

Halden aurait peut-être dû penser à baisser le volume de ses appels pour éviter à Dorian d'entendre ça. Le brun se crispa et fixa l'irlandais d'un regard plein de reproches. Il retira son bras gauche du dos de Halden et vint mettre sa main dans sa poche, le poing serré. "Le pleurnichard" ? Etait-ce de lui qu'elle parlait ? Certainement pas ! Mais Dorian ne pouvait alors pas s'empêcher d'avoir un doute.

« Oui, très bien. Il a gobé l'histoire. »

Il eut alors l'impression de tomber du 47ème étage d'un immeuble. Le cœur de Dorian se brisa, tant il était sûr d'être concerné par leur discussion. Il ne s'était jamais senti si mal. La colère et le dégoût montaient en lui si bien qu'il se dégagea du blond d'un mouvement vif et brusque lorsque celui-ci raccrocha. Leur discussion était sèche, froide et très rapide. Halden avait raccroché rapidement, sans prévenir son interlocutrice. Il lui cachait forcément quelque chose. C'était de lui qu'ils parlaient. Dorian en était sûr.

« Je rentre, je suis fatigué. »

Dorian était en colère. Il s'est reculé rapidement et brusquement sans donner d'autre explication, estimant que le pauvre Halden n'en avait de toute façon pas besoin. Alors l'anglais s'éloigna à grands pas, sans même se retourner et prêter attention aux quelconques revendications du blond.

Et puis, sur la route du retour, lorsqu'il était bien seul sur le trottoir à peine éclairé par quelques lampadaires, la colère de Dorian laissa place aux larmes pour un simple malentendu.
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Dim 3 Mai - 17:45

Intervention RP demandée

Suite à la demande de Halden Sullyvane et Dorian Mayne, ce sujet est désormais verrouillé puisqu'il est officiellement terminé. Merci pour votre participation ! En espérant que cette péripétie est été fleurissante pour vos personnages et divertissante pour les spectateurs et spectatrices.

Pssst : Une suite est disponible juste ici. Bonne lecture !
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Re: ❝ Quand le chat dort, les souris dansent - Ft. Dorian Mayne
posté le Aujourd'hui à 14:40

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