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Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Sam 4 Avr - 14:22

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
« Lève la tête et redis-moi donc tout ça de vive voix, histoire que je te crois un peu plus qu'en ce moment... »

Oups. La voix de Halden l'avait fait sursauté et il avait manqué de faire tomber son téléphone. Caché derrière un écran, quel qu'il soit, Dorian avait bien plus d'assurance. Comme n'importe qui, je suppose. Et il avait cru être bien caché derrière son téléphone portable, alors il s'était lâché et avait dit à l'irlandais tout ce qui l'avait dérangé. "Tout"... En grande partie, en tout cas. Et sans vraiment entrer dans les détails puisque, tout ce qu'il voulait, c'était que le blond lui fiche la paix. Il l'avait bien blessé et Dorian ne voulait plus jamais le revoir. Alors il avait passé son temps à l'éviter en ne sortant que très peu de chez lui et en rasant les murs lorsqu'il était tout de même contrait de sortir de sa tanière.

Halden était donc là, devant lui, attendant qu'il répète ce qu'il avait osé dire à travers le téléphone. Bien entendu, Dorian resta muet. Après s'être remis de cette surprise (il déteste ce genre de situation), l'anglais se mit à froncer les sourcils en fixant le visage du blond. Bien que toujours terriblement en colère contre lui, Dorian ne pouvait s'empêcher de le trouver beau et d'avoir affreusement envie de goûter une nouvelle fois à ses lèvres. Non ! Il n'en avait pas envie ! Plus jamais !

Après ça, l'irlandais le força à le suivre. Agacer par son silence et son refus de répondre, certainement. En tout cas, Dorian n'avait pas pu résister et avait de toute façon préféré éviter de hurler dans les couloirs pour que quelqu'un vienne le libérer du blond. Personne ne l'aurait fait, de toute façon. Halden le conduit jusqu'à sa chambre. Du moins c'est ce qu'il en a déduit lorsque ce dernier a sorti ses clés pour déverrouiller la porte. Le manoir Cassiopée. Dorian s'est tout de même demandé ce que Halden comptait bien lui faire dans sa chambre, à l'abri des regards. Rien de bon, certainement. L'anxiété commençait à se faire sentir.

La chambre de Halden était grande. Au point où Dorian en fut presque jaloux. C'était propre, épuré, rangé... Hormis les murs, dont on ne voyait plus la couleur tant ils étaient couverts de papiers en tout genre. Le regard de Dorian se dirigea vers le lit aux couleurs noires et rouges. Sueurs froides. Pourquoi ? Il quitta le lit des yeux pour se tourner vivement vers le blond.

« Laisse-moi partir, dit-il alors, comme si cela allait suffire. J'ai cours. »

Dorian savait pertinemment que cela n'était pas suffisant. Halden n'en avait que faire des cours de Dorian. La preuve : il l'avait même menacé par messages de débarquer en plein cours l'après-midi même. L'anglais le fixait durement, comme pour lui faire comprendre qu'il était sérieux... Mais il eut la faiblesse de baisser les yeux, gêné, lorsqu'il croisa son regard.

« Je t'ai dit que je ne voulais pas te parler. »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Sam 4 Avr - 19:58



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Une semaine c’était écoulé depuis cette évènement dans le bar de la ville, celui où Halden n’avait pas su résister à la tentation et avait finalement embrasser son ami, Dorian. Si durant un bref instant le blondinet avait pensé que l’affection était réciproque, aujourd’hui, il n’en n’était plus si sûr et cela le rendait d’une humeur massacrante. De plus, il ne comprenait toujours pas ce qui c’était passé… Son Dolly était visiblement en colère contre lui et il ignorait pourquoi ! Non seulement ce dernier n’avait pas répondu à ses nombreux messages textes, mais en plus il l’évitait comme la peste. Tout pour rendre le blondinet de mauvaise humeur.  

Néanmoins, malgré toute la colère qui bouillonnait en lui lorsqu’il pensait à cette situation, sa détermination n’en fut pas affectée pour autant. Au contraire, il voulait comprendre pourquoi son Dolly refusait de lui parler et de le voir. Il en avait royalement marre de jouer au chat et à la souris… Vraiment assez. C’est pourquoi il l’avait littéralement harceler de message texte et, voyant qu’il n’était pas prêt à capituler, l’avait chercher, trouver et mis au pied du mur en le provoquant…

Les bras croisés contre sa poitrine, le regard froid, Halden attendaient une réponse de l’anglais, une réponse logique qui l’éclairerait sur la situation. Rien. Absolument rien. Dorian ne prononça pas un mot. Il resta muet comme une tombe et cela agaça légèrement le blondinet, qui voulait des réponses à ses questions.

« Viens avec moi. »

Halden ne lui laissa pas vraiment le choix… Il le traina jusqu’à sa chambre, dans le manoir Cassiopée. Lorsque l’anglais pénétra dans la pièce qui lui était strictement réservé, il referma la porte derrière eux et prit soin de verrouillé celle-ci pour ne pas que Dorian prenne la fuite en pleine discussion. Halden n’était pas d’humeur. Vraiment pas. Il ne voulait pas lui courir après encore une seconde de plus. Cette histoire allait être réglé aujourd’hui. Maintenant.

« Laisse-moi partir, j'ai cours... Je t'ai dit que je ne voulais pas te parler. »

« Non ! rétorqua-t-il d’un ton sec au lamentation de l'anglais. Non, tu ne partiras pas. J’en ai marre là, j’en ai vraiment assez de cette situation ! Tu vas me dire tout de suite pourquoi tu es en colère après moi. »

Le blondinet s’adossa vachement contre la porte de sa chambre et croisa de nouveau les bras contre sa poitrine tout en essayant de garder au minimum son calme. Ce qui n’était pas une mince affaire…
Si d’ordinaire la mine boudeuse de Dorian avait le pouvoir d’apaiser légèrement le tempérament bouillonnant de Halden, c’était loin d’être le cas présentement. Bien au contraire, cela lui rappelait douloureusement qu’il ne pouvait pas s’en approcher, qu’il ne pouvait pas le prendre dans ses bras pour le réconforter ou tout simplement le soulager ou encore, l'embrasser pour le voir sourire de béatitude...
Pfft.
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Lun 6 Avr - 16:43

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
« Non ! »

Dorian sursauta. Jamais Halden ne s'était adressé à lui ainsi, avec autant de fermeté. Certes, l'anglais l'avait déjà entendu parler froidement, mais cela ne lui était jamais destiné. Et ce "non" autoritaire ne manqua pas de calmer Dorian qui n'osait déjà presque plus se dresser contre lui ou lui parler.

« Non, tu ne partiras pas. J’en ai marre là, j’en ai vraiment assez de cette situation ! Tu vas me dire tout de suite pourquoi tu es en colère après moi. »

« Tu ne t'es pas remis en question avant de m'enlever, oui m'enlever, carrément, pour m'enfermer dans ta chambre et me reprocher la situation ? C'est peut-être de ta faute si je suis comme ça avec toi depuis une semaine ! »

C'était certainement la plus longue phrase que Dorian n'ait jamais sorti à l’égard de l'irlandais. Lui qui, d'ordinaire, gardait tout pour lui, venait subitement et pour une raison inconnue de lui étaler ses pensées au visage. Son étonnement pouvait se lire sur son visage et la surprise le fit même reculer d'un pas. « Merde, je voulais pas dire ça... » Dorian tourna la tête sur le côté, cherchant à échapper au regard lourd du blond. Rien qu'en le fixant, il arrivait à le faire culpabiliser. « Tu me fais culpabiliser alors que je n'ai rien fait ! » C'est vrai, Dorian n'avait rien fait. Il n'y était pour rien dans cette histoire ! Lui, il s'était juste fait avoir comme un con par un gars qui voulait juste élargir son tableau de chasse. « C'est de ta faute si je t'évite depuis une semaine ! De ta faute à toi, et à cette Karen. » Karen ? Oh oui, Karen. La blonde qui colle beaucoup trop Halden. « Vous vous êtes moqués de moi tous les deux, je le sais, je vous ai bien entendus au téléphone ! » Plus Dorian pensait à elle, moins il pouvait la supporter. Il ne lui avait jamais parlé et n'avait fait que l'apercevoir avec Halden, et il ne pouvait pourtant déjà pas la voir en peinture. « Peut-être que je suis jaloux, ouais. Mais si t'étais moins avec elle et plus avec moi, ça serait peut-être différent. » L'anglais fronça les sourcils. Il avait fini par trouver le problème tout seul. « Et si tu m'avais dit les choses clairement plutôt que de me mentir pour te jouer de moi, on n'en serait certainement pas là ! »

Il fit encore quelques pas en arrière avant de se cogner contre le bureau. Dorian mit la main sur la bouche lorsqu'il se rendit compte que toutes ses pensées sortaient bel et bien vocalement de sa bouche. Un peu comme si quelqu'un lui tirait les mots de la bouche, il ne pouvait les retenir. Mettre la main sur sa bouche pour s'empêcher de parler fut alors la meilleure chose qu'il ait trouvé pour arrêter le massacre. Malheureusement...

« Tu veux que je te dise ? J'ai fini par me dire que je t'aimais vraiment beaucoup... Mais tu as tout gâché. Depuis le début tu me mentais. Tu aurais au moins pu le cacher pour le reste de la soirée... Mais non ! Il a fallu que tu réponde à ce foutu téléphone alors que j'étais juste sous ton nez ! »

Cette fois-ci, Dorian mit ses deux mains sur sa bouche. Il était affreusement gêné et aurait bien aimé sauter par la fenêtre pour mettre fin à ce cauchemar. Persuadé que ses jambes allaient lâcher, il était resté appuyé contre le bureau. Dans sa tête, tout se mélangeait, et les mots qui sortaient en résultaient. « Si je pouvais, je creuserai un trou pour m'y enterrer et y mourir, là. »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Lun 6 Avr - 19:48



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Il n'aimait pas particulièrement être dans cet état... Après tout, être ainsi impliquait d'être froid et distant avec Dorian, ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. Néanmoins, la situation l'exigeait. Il n'avait d'autre choix. Cette histoire ne pouvait tout de même pas perdurer éternellement... Et même si cela était possible, Halden refusait de laisser une telle chose se produire. Jamais. Le blondinet n'avait pas l'habitude de se donner autant de mal pour une personnage, mais avec l'anglais, c'était une tout autre histoire. Pfft. Pourquoi ne pouvait-il pas comprendre ? Pourquoi ne pouvait-il pas lire entre les lignes ? Pourquoi ne voyait-il pas qu'il n'agissait pas de la même manière avec lui ?

Halden ferma les yeux et prit une grande respiration. Malheureusement, il n'eut pas le temps de bénéficier des biens faits de cette technique... Dorian prit de nouveau la parole, l'accusant de l'avoir enlevé avant de lui balancer que c'était peut-être de sa faute s'il agissait ainsi. Furieux, le blondinet passa une main dans ses cheveux. Son corps tremblait tant il était énervé...
Puis, après l'avoir une fois de plus accusé d'être le responsable dans toute cette histoire, Dorian prononça le dernier nom au monde qu'il voulait entendre : Karen. Bordel. Qu'est-ce que cette fille venait faire dans cette histoire ? Halden écouta attentivement les paroles de l'anglais, mais tout sonnait comme une langue étrangère...
Culpabilité. Karen. Moquerie. Jalousie.

« BON SANG ! Est-ce que tu t'attends ? Comment veux-tu que je sois davantage avec toi si tu me fuis autant ? »

Cette phrase, bien qu'elle concorde parfaitement dans le contexte, n'était pas vraiment destinée à Dorian. C'était d'avantage une réflexion, une pensée qu'il avait dite à voix haute tellement il était exaspéré de cette histoire et du comportement de l'anglais. Borné ? Non. Halden était simplement trop simple d'esprit pour comprendre la complexité... Personne ne pouvait remplacer l'anglais puisque personne n'arrivait à le captiver autant que lui. C'était une évidence pour Halden : Dorian était le seul, et ce, depuis bientôt un an.

La colère l'aveuglait complètement. Si bien qu'il ne remarquât même pas Dorian se cogner contre son bureau, ni même l'expression de surprise qui arborait désormais ses traits... Halden n'avait qu'un seul objectif : comprendre les paroles de Dorian. Malheureusement, même en se remémorant encore et encore les paroles de l'anglais, le blondinet n'y comprenait absolument rien et se senti brutalement achevé lorsque ce dernier l'accusa une seconde fois d'avoir tout gâché.
Furieux, Halden commença à faire les cent pas devant la porte de sa chambre tout en prenant de grandes respirations pour se calmer. Tout était donc de sa faute ? Dans un excès de colère, le blondinet frappa du revers de son pied une pile de feuilles qui traînait au sol... Puis, s'avança d'un pas déterminé vers Dorian, s'arrêtant que lorsqu'il ne fut qu'à quelques centimètres de lui.

« Oui, j'ai répondu... J'ai répondu et je m'en veux terriblement. Tu es content ? J'ai cru que Karen avait peut-être un problème puisqu'elle sait que si je ne réponds pas une première fois, cela ne vaut pas la peine de m'appeler une autre fois... Si j'avais sût les âneries qu'elle allait me dire, je n'aurais jamais répondu puisque, comme tu l'a si bien dit, tu étais sous mon nez... »

Les traits de son visage étaient crispés par la colère, son corps tendu par la nervosité et sa voix... Froide. Distante. Il ne savait plus comment s'y prendre avec lui pour lui faire comprendre. En fait, Halden ne savait tout simplement pas comment s'y prendre en général et le fait que se soit Dorian ne l'aidait pas. Vraiment pas. Se creuser un trou pour s'y enterre et y mourir ? Ouin. Une partie de lui en avait également envie.
Inconsciemment -non!- D'un geste naturel, Halden souleva l'anglais pour l'asseoir sur son bureau lorsqu'il remarqua les tremblements qui secouaient son corps frêle. Puis, encore une fois, il commença à faire les cent pas tout en prenant de grandes respirations pour se calmer. Il essaya une seconde fois d'assimiler les paroles de l'anglais, de leur trouver un sens pour comprendre, mais rien. Il ne comprenait toujours pas.
Halden soupira de découragement, passa une main dans ses cheveux et... Éclata :

« BORDEL. Et qui t'a dit que je me jouais de toi, HEIN ? MOI ? Il me semble te l'avoir déjà dit, Dorian, non ? DEUX FOIS MÊMES... Si tu me l'autorisais, je prendrais soin de toi. Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans cette phrase ? OÙ EST-CE QUE TU VOIT QUE JE TE NIAISE ? Si quelqu'un se fait jouer de lui ici, c'est bien moi puisque je suis visiblement le seul à être balancé de droite à gauche selon les envies de l'autre. »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Mar 7 Avr - 13:47

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
Dorian n'aimait pas ça. Voir Halden dans cet état, s'énerver et crier... à cause de lui, en plus. A chaque fois qu'il haussait le ton, Dorian sursautait et se crisper. Voilà exactement la raison pour laquelle l'anglais préférait se taire avec Halden et éviter de lui dire tout ce qui lui passait par la tête. Mais, cette fois-ci, il n'avait pu s'empêcher de dire tout ce qu'il pensait et il ne comprenait pas pourquoi. C'était pas faute d'avoir essayé, pourtant. Il ne savait pas et se faisait presque peur lui-même.

Lorsque Halden se rapprochait de lui, Dorian voulait fuir. Cet air méchant sur son visage ne lui plaisait pas du tout et il le craignait presque. Crispé, il ne bougea pourtant pas lorsque l'irlandais l'attrapa pour l'asseoir sur le bureau. Dorian s'est alors senti comme un enfant qu'on gronde après une bêtise. Et il n'aimait pas ça. Les sourcils froncés et la main toujours sur la bouche pour s'empêcher de dire des conneries, il fixait le tas de feuilles que Halden venait de faire voler en donnant un coup de pied dedans en se disant que ça aurait pu être lui. Il aurait pu être à la place de ces feuilles dans lesquelles le blond venait de frapper du pieds.

« Tu es trop violent, dit-il alors que ses doigts s'écartaient pour laisser passer le son de sa voix. Arrête de crier, tu me fais peur. »

Encore une fois, il n'avait pas voulu dire ça. Il le pensait, oui, c'était le cas, mais il n'avait jamais voulu que Halden le sache ! Il n'avait jamais voulu que Halden entende ça. Dorian enleva sa main de devant sa bouche et posa ses deux mains sur ses genoux, la tête baissée. Il tremblait et ses yeux tombaient devant ses yeux. Heureusement, parce qu'il ne voulait pas que l'irlandais voit son visage torturé et ses yeux humides (oui, juste humides). « Ne me regarde pas » Pourquoi fallait-il toujours qu'il dise ce qu'il pensait ? Il n'était pourtant pas idiot. Dorian savait très bien quand il fallait tenir sa langue et quand il pouvait se lâcher. Et là, c'était précisément le moment où il était censé se taire. « Je veux partir... Cette discussion n'arrange rien, au contraire, tu me hurle dessus ! »

Dorian releva finalement la tête. Les poings serrés sur ses genoux, il tentait de se calmer et surtout, de se taire. Il osa regarder le blond et, aussitôt, le cauchemar reprit.

« Et puis, qui me dit que tu ne me mentais pas déjà quand tu disais que tu voulais "prendre soin de moi" ? »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Mar 7 Avr - 15:52



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Halden n'avait pas en mémoire d'avoir déjà été autant énervé par quelque chose. Et même si une grande partie de lui commençait à vouloir réfréner sa colère -qui affectait directement son comportement- la partie la plus dominante, elle, refusait d'arrêter... Il ne voulait plus se taire, il voulait que cette histoire prenne fin une bonne fois pour toute ! Il ne voulait plus que Dorian l'évite. Au contraire, s'il le pouvait, il serait continuellement avec lui. Si l'académie autorisait qu'il partage sa chambre avec un colocataire, il aurait depuis longtemps invité l'anglais à venir se réfugier ici afin de toujours pouvoir garder un œil bienveillant sur lui.
Pourtant, même s'il savait intérieurement qu'il n'agissait pas de la bonne façon pour se faire comprendre, Halden était incapable d'arrêter malgré toute sa bonne volonté.

« Arrête de crier, tu me fais peur. »

La faible voix de l'anglais résonna douloureusement dans l'esprit du blondinet, qui s'arrêta brusquement de marcher. Lui ? Il lui faisait peur ? Du coin de l'oeil, il observa l'amas de feuilles qui recouvrait désormais une bonne partie du sol de sa chambre. L'anglais croyait-il qu'il serait en mesure de faire la même chose avec lui ? Cette pensée le tétanisa complètement, mais ne l'empêcha pas de tourner la tête en direction de Dorian, cherchant presque une réponse dans son regard. Malheureusement -ou heureusement- la seule chose qu'il remarqua fut les yeux humides de l'anglais.

« Ne me regarde pas »

Le cœur de Halden se serra aussitôt et la colère, qui alimentait dangereusement chacun de ses gestes depuis quasi une semaine, disparue également pour laisser place au regret. De grand regret. Le blondinet regarda de nouveau le sol de sa chambre, puis posa encore une fois son regard sur l'anglais. Recroquevillé ainsi sur lui-même, Halden ne fut pas capable de réfréner ne serait-ce qu'un peu son envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer, pour s'excuser...
Halden n'écouta pas vraiment les dernières paroles de Dorian. En fait, ils les entendirent, mais il n'assimila absolument rien. En quelque enjambée, il se retrouva devant l'anglais. Le blondinet ne lui laissa pas le temps de riposter, ni même de s'échapper, il passa prestement ses bras autour de son corps frêle et le serra fortement contre lui, amenant naturellement sa tête dans le creux de son épaule pour qu'il puisse s'y réfugier.

Son corps tremblait toujours, mais pas de rage cette fois... Il tremblait de culpabilité. Halden était toujours en colère, mais contre lui-même cette fois. Je veux partir... Le blondinet pressa davantage le corps de l'anglais contre le sien. Non. Il était hors de question qu'il parte. Pas maintenant. Pas dans cet état.

« Non. Non, tu ne partiras pas, Dolly... » Murmura-t-il.

Qui me dit que tu ne me mentais pas déjà... Il n'avait pas très bien compris toute la phrase, mais il avait néanmoins très bien compris ce passage. Pourquoi ne voulait-il pas comprendre ? La réponse était pourtant d'une évidence absolue pour lui. L'anglais l'avait-il seulement vu une seule fois agir ainsi avec quelqu'un d'autre que lui ? Lui qui n'avait pas l'habitude de se caser la tête... Pourquoi Dorian ne voyait-il pas qu'il était son unique exception ?
Finalement, doucement, Halden s'éloigna légèrement et remonta ses mains vers le visage de l'anglais pour emprisonner ce dernier en une douce caresse, comme s'il avait soudainement peur de le brisé tant il était fragile.

« Je ne dis pas ce genre de chose aux premiers passants venus... Tu es le seul qui compte, Dorian. Pourquoi ne le remarques-tu pas ? Tu es mon exception, mon exception à moi. Je ne sais plus quoi faire ou quoi te dire pour te le faire comprendre... »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Mer 8 Avr - 11:23

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
Automatiquement et le plus naturellement du monde, les bras de Dorian passèrent dans le dos de Halden pour que ses mains viennent accrocher les vêtements du blond. Le visage enfouit dans son épaule, il se serra contre lui de toutes ses forces et sans vraiment savoir pourquoi. Enfin, si, il le savait. Dorian n’aimait pas être aussi distant avec Halden et cette semaine après ce qu’il s’était passé au bar avait été un calvaire pour lui. Pendant une semaine, il avait fuit les bras qu’il voulait en fait avoir autour de lui. Plus que tout. En réalité, ce que Dorian ne comprenait pas dans le geste qu’il venait de faire, c’est pourquoi avoir osé ? Aucune idée.

« Non. Non, tu ne partiras pas, Dolly... »

Dorian n’avait certainement jamais été aussi soulagé. Il remerciait intérieurement Halden de l’avoir pris dans ses bras et de ne pas le laisser partir. Parce que Dorian réalisait qu’il ne voulait plus jamais partir. « Je ne veux plus partir… » Cette phrase était sortie en un murmure, comme pour répondre au faible son de celle de Halden.

« Je ne dis pas ce genre de chose aux premiers passants venus... Tu es le seul qui compte, Dorian. Pourquoi ne le remarques-tu pas ? Tu es mon exception, mon exception à moi. Je ne sais plus quoi faire ou quoi te dire pour te le faire comprendre... »

Lorsque Halden se recula et attrapa doucement son visage, Dorian se laissa faire. Il ne baissa pas les yeux et ne chercha pas à fuir son regard, au contraire, il le fixait. Il ne pouvait plus détacher son regard des beaux yeux verts de l'irlandais. En vérité, il avait compris depuis longtemps. Depuis cette soirée au bar, du moins. « J’avais juste peur d'en attendre trop de toi » Dorian craignait que ce qu’il ressentait ne soit pas réciproque, que Halden ne le considère que comme un gamin sympa. Alors il se méfiait. Il se méfiait et restait distant, jaloux lorsque l’irlandais passait du temps avec les autres. Et puis, le soir du bar, lorsque Halden a répondu à l’appel de Karen, Dorian était convaincu qu’il se moquait et qu’il n’était pas sincère. Après tout, il ne connaissait pas vraiment le blond. Alors comment Dorian pouvait-il vraiment savoir qu’il comptait autant pour lui ?

« J'espère bien que je suis le seul à qui tu dis ce genre de choses ! Et il ne manquerait plus que tu ne prennes d'autres personnes dans tes bras pour les embrasser, tiens... »

Son ton ironique cachait cependant toujours sa crainte de le voir avec quelqu'un d'autre. Il avait confiance en Halden, mais ne pouvait cependant s'empêcher d'avoir peur d'être remplacer. A force, Halden finirait-il peut-être par en avoir assez de son caractère... Dorian descendit du bureau pour venir à nouveau se coller à Halden et se serrer contre lui en passant encore les bras dans son dos. Il était tout de même gêné d'avoir dit ça et préférait se cacher dans une étreinte que de laisser Halden voir son visage rougissant encore une fois. Mais la malédiction ne le laissa pas tranquille et le força à prononcer les trois mots qui ne faisaient que tourner dans sa tête :

« Je t'aime. »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Jeu 9 Avr - 1:51



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Il ne savait plus quoi faire pour qu'il comprenne qu'il n'avait personne d'autre, qu'il était le seul depuis bien longtemps déjà... Et non seulement, il ne savait pas quoi faire, mais il ne savait pas plus quoi dire. Un simple « Je t'aime » ne lui avait jamais sembler assez suffisait pour lui démontrer tout l'amour et l'affection qu'il avait à son égard. C'est pourquoi, il y a presque un an, se fut avec de bonne intention qu'il avait commencé à donner plus d'attention à l'anglais en étant plus prudent et plus délicat avec lui qu'il ne l'était d'ordinaire avec les autres. Pourtant, jamais il ne l'avait été autant qu'en ce moment. Jamais. En fait, jamais il n'avait ressentir autant la fragilité de Dorian, jamais il n'avait ressentit le besoin de devoir être aussi doux avec lui.

« J'avais juste peur d'en attendre trop de toi »

Halden ne comprit aucunement ce que l'anglais insinuait... Il ne savait pas de quoi il parlait, ni même a quel type d'attente il faisait illusion, mais il ne chercha pas vraiment à comprendre. Non. En réalité, il avait déjà compris. Inconsciemment, le blondinet caressa délicatement de ses pouces les chaudes joues de l'anglais, comme s'il espérait que son geste lui fasse comprendre qu'il avait bel et bien comprit les attentes de ce dernier.

« J'espère bien que je suis le seul à qui tu dis ce genre de choses ! Et il ne manquerait plus que tu ne prennes d'autres personnes dans tes bras pour les embrasser, tiens... »

Cette fois, Halden fut surprit. Comment pouvait-il penser une chose pareille ? Lui ? Prendre quelqu'un d'autre dans ses bras ? Lui ? Embrasser quelqu'un d'autre que Dorian ? L'idée ne lui avait jamais traversé l'esprit alors il se demandait où ce dernier allait chercher des âneries aussi... tordues. Ne lui avait-il pas déjà assez démontré à quel point il était important pour lui ? Le blondinet n'avait nullement envie de quelqu'un d'autre. Son corps -non!- son être tout entier ne recherchait que la présence de l'anglais.
Halden allait le lui dire, histoire de le rassurer davantage, lorsque ce dernier descendit du bureau pour venir se coller davantage a lui. Les gestes du blondinet s'enchaînèrent parfaitement avec ceux de Dorian et il referma ses bras dans une accolade attendrissante. S'il réclamait ses bras, que se soit pour combler un manque de sécurité ou pour cacher sa gêne, Halden ne voyait pas pourquoi il le lui refuserait... En fait, il en était même heureux.

« Je t'aime. »

Une chance que l'anglais était complètement coller sur lui, la tête dans ses vêtements, car le blondinet ne savait vraiment pas s'il aurait supporté qu'il voit la gêne imprégné ses traits. Halden avait clairement sous-estimé la puissance de ses trois mots réunis dans la bouche de celui qu'on aime. Pour une première fois dans sa vie, Halden sentit son cœur quasi bondir hors de sa poitrine tant il battait la chamade suite à la douce déclaration de son ami.
Sa réponse fut donc... instantanée : Halden s'abaissa et réclama les lèvres de Dorian avec assurance, douceur et passion. Bien qu'une partie de lui ne voulût pas le brusquer dans ses gestes, le blondinet était incapable de ne pas laisser paraitre sa joie, ni même de réfréner ses envies. Ses lèvres lui avaient tant manqué... Leur douceur, leur chaleur, leur goût... Rien n'avait changé. Tout était aussi merveilleusement délicieux que dans son souvenir.

« Ne dis pas de bêtise, Dolly... Murmura-t-il contre ses lèvres. Tu es le seul que je veux prendre dans mes bras et le seul que je veux embrasser puisque... »

Halden détacha ses lèvres des siennes à contrecœur pour emprisonner une nouvelle fois son visage entre ses mains. Il ne voulait plus de doute ou de manque de compréhension. Il voulait que tout soit clair, qu'il comprenne ses sentiments et ses intentions vis-à-vis sa personne. Il ne voulait plus que Dorian doute de lui ou qu'il pense qu'une fille aussi banale que Karen puisse un jour le faire partir...

« Je t'aime, Dolly. Je t'aime tellement... »

D'un geste soudain, il referma ses bras autour du corps de Dorian, l'attirant complètement contre lui. Cette fois, se fut à son tour de trembler de tout son être... Cette fois, se fut à son tour de cacher sa tête dans le creux de son cou... Cette fois, se fut à son tour d'implorer quelque chose...

« N’ai jamais peur de me demander quoi que se soit, Dolly… Ne te retiens pas d’être jaloux, ne t’empêche pas de venir me voir dans les couloirs, ne te prive de rien pour moi. Tu peux même être capricieux… J’accepterais absolument tout si ça vient de toi... »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Jeu 16 Avr - 12:57

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
« Je t'aime, Dolly. Je t'aime tellement... »

Un rêve. Ce ne devait être qu’un rêve. Oui. C’était l’explication la plus plausible d’après Dorian. Un rêve très agréable, alors. Le plus beau rêve qu’il n’est jamais fait. Et le plus réaliste, aussi… Il laissa ses bras serrés autour de Halden, ne sachant pas vraiment quoi faire d’autre. Il ne savait pas quoi dire, non plus. Et il avait peur d’ouvrir la bouche et risquer de dire quelque chose pour tout gâcher. Pour rien au monde il ne voulait lâcher l’irlandais, même s’il savait pertinemment qu’il allait bien falloir à un moment… Déjà parce qu’ils ne pouvaient pas rester dans cette position indéfiniment (quoique ça ne l’aurait franchement pas dérangé), et parce que Dorian avait cours. Il n’avait pas vérifié l’heure, mais il était persuadé que son cours avait déjà commencé et qu’il allait se faire engueuler par son professeur. Mais, quand bien même, les cours lui semblaient bien être, à ce moment-là, la dernière chose à laquelle il fallait penser.

Dorian finit cependant par relever la tête en espérant croiser le regard du blond mais fut surpris de le voir enfouir son visage contre son cou. L’anglais ne bougea pas, à la fois gêné et sur son petit nuage. C’est à peu près à ce moment-là qu’il réalisa que ce n’était pas un rêve. Halden tremblait, Dorian était surpris. Jamais il n’avait vu Halden dans cet état-là, et il était bien content de se sentir privilégier à cet instant.

« N’ai jamais peur de me demander quoi que se soit, Dolly… Ne te retiens pas d’être jaloux, ne t’empêche pas de venir me voir dans les couloirs, ne te prive de rien pour moi. Tu peux même être capricieux… J’accepterais absolument tout si ça vient de toi... »

Il releva un peu la tête pour poser son menton sur l’épaule – bien trop haute - du blond. Ces remarques le faisaient sourire. Alors comme ça, il pouvait être jaloux, capricieux et pouvait se lâcher ? Capricieux, peut-être pas, mais jaloux, il n’allait certainement pas manquer de l’être. Dorian n’était pas quelqu’un de spécialement jaloux (oh, si) mais il lui semblait qu’il y avait peut-être un peu trop de personnes qui tournaient autour de Halden. Mais ce n’était certainement que dans sa tête, Dorian se faisait des idées.

« On peut rester ici cette après-midi ? demanda-t-il enfin après avoir laissé un temps d’arrêt. Je ne veux plus partir… Je ne veux plus jamais partir. Et je veux rester avec toi maintenant. »

Dorian avait fini par prendre l’habitude de dire tout ce qui lui passait par la tête et avouer cela ne l’avait pas dérangé. Finalement, il alla – inconsciemment – chercher la main de Halden pour la serrer dans la sienne.
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Jeu 16 Avr - 15:03



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Halden tremblait sans savoir pourquoi... Intérieurement, il espérait sincèrement que Dorian le prenne au sérieux et qu'il ne remette pas ses paroles en doute. Jamais le blondinet n'avait été aussi sérieux dans quelque chose, à l'exception, peut-être, de lorsqu'il composait des chansons avec Euredice. D'ailleurs, étonnement, il eut une brève pensée pour elle. Le blondinet se remémora plusieurs fois qu'il ne devait vraiment pas l'oublier ; il devait la rejoindre à la fin des cours pour composer la chanson qu'elle allait chanter au prochainement évènement parascolaire qui aurait lieu dans un mois. Même s'il avait préféré passer la soirée avec Dorian, il ne pouvait pas ne pas y aller, il ne pouvait pas la laisser tomber ainsi à la dernière minute. Et puis... Rien ne l'empêchait de voir Dorian après ? Ou alors, de l'emmener avec lui si ce dernier n'avait rien de mieux è faire ?
Halden n'eut malheureusement pas le temps de pousser son développement plus loin, toutes pensées cohérentes disparurent lorsqu'il sentit son Dolly déposer son menton sur son épaule. D'instinct, le blondinet referma davantage ses bras autour de son corps. Il aimait le contact de Dorian... Non seulement son corps s'emboîtait parfaitement avec le sien, mais son odeur éveillait aisément ses sens.
Intérieurement, Halden eu un petit fou rire... Dorian allait vraiment pouvoir se vanter de l'avoir sous la main. Bien honnêtement, le blondinet ne se souvenait pas d'avoir été si docile avec quelqu'un.

« On peut rester ici cette après-midi ? Je ne veux plus partir... Je ne veux plus jamais partir. Et je veux rester avec toi maintenant. »

Un petit sourire ourla les lèvres de Halden, qui ne put s'empêcher de trouver Dorian attendrissant. Lorsqu'il réclama sa main, le blondinet la lui offrit avec grand plaisir. Il aimait la soudaine confiance de son ami le concernant et il espérait vraiment que cela en soit toujours ainsi.

« Bien sûr ! Mais n'as-tu pas des cours importants cette après-midi ? » Demanda-t-il dans un murmure.

Finalement, même s'il n'en avait pas vraiment envie, Halden se recula légèrement pour pouvoir faire face à son ami qu'il tenait toujours par la main. Il l'observa un moment, mémorisant les traits de son visage même s'il les connaissait déjà depuis bien longtemps.
De son pouce, Halden caressa le revers de la main de Dorian.

« Je dois rejoindre Euredice après les cours pour finaliser une composition. Tu peux venir si tu veux ? Sinon, je peux te rejoindre après s'il n'est pas trop tard ? À moins que tu veuilles m'attendre ici ? »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Sam 18 Avr - 13:07

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
« Bien sûr ! Mais n'as-tu pas des cours importants cette après-midi ? »

« Si... Mais étonnement, je préfère rester avec toi que voir le prof de maths. »

Dorian avait été surpris par la remarque du blond. Après tout, n'était-ce pas lui qui l'avait menacé de débarquer en plein cours s'ils ne se voyaient pas dans l'après-midi ? Dorian ne pu s'empêcher de penser que cela aurait été drôle à voir. Gênant, mais très amusant.

« Je dois rejoindre Euredice après les cours pour finaliser une composition. Tu peux venir si tu veux ? Sinon, je peux te rejoindre après s'il n'est pas trop tard ? À moins que tu veuilles m'attendre ici ? »

Euredice ? Dorian n'avait aucune idée de qui cela pouvait bien être. Une amie de Halden, sans aucun doute. Enfin, à supposer que Euredice soit bien un prénom féminin, ce dont Dorian n'était vraiment pas sûr. En tout cas, ce qu'il retenait de cette histoire, c'était que cette Euredice lui arrachait son Halden. Peut-être pas, en fait. Mais l'anglais ressentait un certain sentiment d'abandon de la part du blond. Surtout qu'il venait de lui dire qu'il voulait absolument rester ici avec lui.

Dorian secoua vaguement la tête. Halden s'était détaché de lui et son pouce caressait sa main, ce qui l'aidait un peu à se détendre. Il fixait le blond de son regard brun, le visage neutre et détendu quoiqu'aux joues un peu rougies et au coin des lèvres un peu relevé en un léger sourire.

« Je retournerais dans ma chambre en attendant. J'ai bien envie de te dire que j'ai des devoirs pour m'occuper mais c'est pas le cas, alors j'attendrais juste sagement dans ma chambre que tu ais fini avec Euredice même si ça ne me plait pas du tout. »

Il fut alors incapable de continuer à regarder Halden dans les yeux et baissa la tête. Pourquoi fallait-il toujours... Non. On a assez posé cette question. La chambre de Halden était maudite, voilà tout. Dorian resserra sa main dans la sienne, comme pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas eu l'intention de dire ça, encore une fois.
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Lun 20 Avr - 11:09



When the lack of understanding is a weight ... A discussion is needed.
Lorsqu'une personne t'aime sincèrement, elle n'a même pas à te le dire. Tu le sais simplement par la façon dont elle agit.

Halden n’avait pas envie de partir. Il voulait rester avec lui… Pour une première fois depuis un long moment, une chose était plus importante que composer une chanson avec Euredice. Pour une première fois, quelque chose l’intéressait plus que la musique. Pour une première fois, quelque chose attirait davantage son attention : Dorian…
Le blondinet avait imaginer plus d’une fois cette scène, il avait fait tous les scénarios possibles, mais la réalité n’était qu’une pâle copie en comparaison avec la réalité. Rien n’était comparable. Tout était bien plus agréable présentement. L’anglais coller contre lui, comme si sa présence lui était indispensable… son odeur, ses traits détendus… Tout ! Halden appréciait plus que tout autre chose cet instant d’intimité qu’il partageait avec son ami et regretta quasi aussitôt de lui avoir dit qu’il devrait partir.
Non. Il ne pouvait pas partir… Il ne voulait pas partir… Halden voulait également passer la journée avec lui… Il voulait le garder dans ses bras le plus longtemps possible afin de rattraper tout le temps où, justement, il ne l’était pas… Son corps réclamait sa présence et son tempérament bouillonnant également. Le calme et la sérénité… Halden en voulait encore et encore. Il n’était visiblement pas rassasié.

« Je retournerais dans ma chambre en attendant. J'ai bien envie de te dire que j'ai des devoirs pour m'occuper mais c'est pas le cas, alors j'attendrais juste sagement dans ma chambre que tu ais fini avec Euredice même si ça ne me plait pas du tout. »

Un petit sourire étira les lèvres du blondinet, qui trouvait l’anglais de plus en plus attendrissant. Non. En fait, il comprenait simplement pourquoi il l’aimait autant… Ce tempérament refoulé… Comment pouvait-il lui résister ? Halden doutait sincèrement qu’une personne normalement constituée pouvait résister à ce type de personne…
Son propre instinct de protection piqué au vif, le blondinet se laissa finalement tomber à genoux.
En roulant ses bras autour de la taille de Dorian, il déposa délicatement sa tête contre son ventre et le serra de nouveau contre lui tout en l’attirant légèrement vers lui pour qu’il s’abaisse.
Lorsque Dorian fut assit sur lui, Halden alla réclamer ses lèvres une nouvelle fois. Puis, entre deux baisés, lui répondit finalement :

« Tu n’aura pas a aller dans ta chambre puisqu’il n’est pas question que je te laisse seule. Je vais rester ici avec toi aussi longtemps que tu voudras. J’appellerais Euredice tantôt pour lui dire que j’ai un empêchement… Je ne peux visiblement pas me résoudre à te laisser partir aujourd’hui. »
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Dim 3 Mai - 14:14

ft. Halden Sullyvane

「 Cassiopée, ou comment dire la vérité」
Dorian ne s’était jamais senti aussi bien. Vraiment. Il aimait et se sentait aimé et il avait l’impression de pouvoir tout faire de ce pauvre Halden qui semblait capable de tout et n’importe quoi pour lui. Bien entendu, Dorian n’avait pas l’intention de se jouer de l’irlandais. Ce n’était absolument pas son genre. Il était simplement fier et heureux d’être aimé aussi fort qu’il aimait. Si ce n’est plus encore.

Il se crispa, surpris et mal à l’aise lorsque Halden se laissa glisser au sol, la tête contre son ventre et les bras autour de lui. Cela ne dura pas longtemps, mais Dorian eut le temps d’être gêné par cette position inhabituelle. Chacun sa vision de la chose mais, pour lui, cela ressemblait beaucoup à une forme de possessivité et de… soumission. Avant d’être tiré vers le bas par le blond, Dorian ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour sa mère, à qui il faisait exactement le même genre de câlins lorsqu’il était tout juste assez grand pour que sa tête soit contre son ventre.

Maintenant assis sur Halden, Dorian osa le regarder droit dans les yeux, fixant ses yeux verts si proches des siens. Puis il se laissa embrasser, encore et encore, savourant chaque seconde contre les lèvres du blond. Bien qu’il avait encore du mal à y croire, persuadé que le moindre mouvement brusque le réveillerait du plus beau rêve de sa vie. Et quelle ne fut pas sa satisfaction lorsqu’il gagna à nouveau ! Halden renonçait finalement à retrouver Euredice pour rester avec lui comme il l’avait demandé. Dorian avait réellement le sentiment de pouvoir tout contrôler à cet instant.

Mais, en réalité, il ne contrôlait rien du tout. Depuis son entrée dans cette chambre, dans ce manoir même, Dorian ne contrôlait rien. Il ne se contrôlait pas lui-même. Lui qui avait pourtant l’habitude de ne rien dire et garder les choses gênantes (ou non) pour lui, n’avait cessé de crier à tout bout de champ tout ce qui lui passait par la tête. Oui, Halden et lui avaient fini par régler un mal entendu qui leur gâchait la vie depuis quelques semaines. Oui, ils s’étaient embrassés encore et encore. Oui, ils s’étaient dit qu’ils s’aimaient. Mais c’était involontaire. Pour Dorian, du moins. Ce n’était pas comme ça que cela devait se passer et cela ne lui plaisait pas. Dorian craignait qu’en quittant cette pièce, il se renferme encore et soit de nouveau incapable de prononcer le moindre mot en présence du blond. Comment allait-il pouvoir vivre avec ça ? Il aurait voulu lui dire mais, étonnement, il ne dit rien. Il posa alors simplement le front contre l’épaule de Halden et ferma les yeux. Il n’aurait pas dû.


« « N’ai jamais peur de me demander quoi que se soit, Dolly… Ne te retiens pas d’être jaloux, ne t’empêche pas de venir me voir dans les couloirs, ne te prive de rien pour moi. Tu peux même être capricieux… J’accepterais absolument tout si ça vient de toi... » »

Lorsqu’il les rouvrit, Dorian était debout. Il n’avait alors pas le souvenir de s’être relevé, ni même d’avoir vu Halden enfouir son visage dans son cou. Dorian se sentait bizarre. Il fronça les sourcils, réfléchissant à ce qu’il venait d’entendre. « Quoi ? » Une terrible impression de déjà-vu le terrassa alors qu’il ne parvenait pas à se souvenir de ce qu’il avait pu dire ou même de ce que Halden était en train de dire avant cela. Un déjà-vu… Tout le monde a déjà vécu ça. Une grande impression d’avoir déjà fait, d’avoir déjà dit, déjà vu ou entendu quelque chose que l’on est en train de vivre sans jamais parvenir à se souvenir de l’instant dont on a l’impression de se souvenir. Troublant. Et pourtant qu’un simple caprice du cerveau, parait-il. Du moins, c’est ce que Dorian pensa.

« Je vais y aller, je ne me sens pas très bien, dit-il finalement en se dégageant. Et j’ai cours.  »

Ça aussi, il avait l’impression de l’avoir déjà dit. Une simple impression, certainement. Il c’était donc rapidement dégagé de Halden et se dirigeait déjà vers la porte de la chambre. Au moins, Dorian ne mentait pas. Il avait du mal à comprendre ce qu’il venait de se passer et pourquoi ces impressions de déjà-vu étaient si fortes. Alors il quitta la chambre de Halden rapidement en lui faisant un signe et un léger sourire… Comme si de rien n’était.
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Dim 3 Mai - 17:55

Intervention RP demandée

Suite à la demande de Halden Sullyvane et Dorian Mayne, ce sujet est désormais verrouillé puisqu'il est officiellement terminé. Merci pour votre participation ! En espérant que cette péripétie est été fleurissante pour vos personnages et divertissante pour les spectateurs et spectatrices.

Pssst : Pour ceux et celles n'ayant pas compris la fin... L'objet magique de Dorian, « Déjà-vue » de quartz, lui a fait remonter mentalement le temps de 5 minutes. Il ne se souvient donc pas de la déclaration d'Halden, ni même de la sienne... Retour à la case départ pour eux !
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Re: Cassiopée, ou comment dire la vérité [Ft. Halden Sullyvane]
posté le Aujourd'hui à 14:39

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